Actualités - Avril 2018

Écrit par Lucile TRUTT le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Bioéthique : Démarrée depuis fin février, le consultation citoyenne en amont des États généraux de la bioéthique se poursuit jusqu'à la fin du mois d'avril, à la fois sous forme de consultation en ligne et de rencontres en région. Les 9 thèmes retenus sont : Cellules souches et recherche sur l'embryon, Examens génétiques et médecine génomique, Dons et transplantations d'organes, Neurosciences, Données de santé, Intelligence artificielle et robotisation, Santé et environnement, Procréation et société, et Prise en charge de la fin de vie. Cette consultation servira de base à la révision de la loi de bioéthique comme prévu tous les 7 ans. Site des États généraux de la bioéthique. En parallèle, la HAS a récemment publié un guide sur la mise en œuvre sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès. La Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs profite de ces événements pour rappeler dans un manifeste son soutien à ce type de pratiques et leur encadrement, et rappelle les différences avec l’euthanasie à laquelle elle est opposée. Guide HAS Sédation continue / Manifeste de la SFAP

Vaccination anti-dengue : Les autorités philippines ont décidé d'attaquer le groupe Sanofi à propos du Dengvaxia, unique vaccin anti-dengue existant depuis fin 2015. Le produit est soupçonné d'être responsable du décès de 14 enfants depuis le lancement en avril 2016 de la campagne publique de vaccination, suspendue depuis décembre 2017. Si le vaccin est efficace pour lutter contre les formes secondaires graves de dengue, il peut en effet être dangereux pour les personnes naïves en simulant un premier contact et en entrainant une forme secondaire à la première rencontre réelle avec l'un des 4 sérotypes du virus. C'est pourquoi le vaccin a été indiqué uniquement dans les zones de forte endémie et à partir de 9 ans, et depuis novembre 2017 uniquement si la personne a déjà été en contact avec le virus. Le laboratoire a accepté de racheter les doses inutilisées par les Philippines mais refuse de rembourser l'intégralité des frais de la campagne étant donné l'impact sur la morbi-mortalité liée à la dengue d'une telle démarche. A noter que la campagne publique de vaccination est maintenue dans d'autres pays comme le Brésil ou Singapour, et que l'Agence Européenne du Médicament étudie encore la demande d'AMM sur son territoire. Ainsi, malgré l'épidémie de dengue acutellement en cours à la Réunion (plus de 500 cas confirmés depuis janvier 2018) le vaccin n'est ni autorisé, ni indiqué. Un nouvel avis de l'OMS est attendu. Dossier thématique sur la dengue (Sanofi) / Note de synthèse de l’OMS sur le vaccin contre la dengue – juillet 2016 / Dossier Science & Avenir / Dengue à la Réunion (actu SPF)

Lutte anti-VIH en Afrique du Sud : Afin de lutter contre la diffusion du VIH en Afrique du Sud, des ONG expérimentent de nouvelles actions visant à faciliter l'accès aux soins. Le prise en charge du VIH en Afrique sub-saharienne est compliquée pour des raisons aussi bien pratiques (accessibilité des centres de santé, attente) que culturelles et sociologiques. Ainsi, Unitaid tente un projet de distribution gratuite d'autotests VIH au plus proche de la population : des tentes installées à proximité de supermarchés et tenues par des habitants locaux. Les passants peuvent récupérer un kit de test à faire sur place ou à domicile en 20 minutes. De son côté, l'association Right ePharmacies a mis en place des distributeurs automatiques sécurisés de médicaments. La délivrance des produits peut ainsi être effectuée en quelques minutes, limitant la stigmatisation des malades. Pour le moment ces initiatives sont bien accueillies par le public et visent donc à être plus largement mises en place. Reportages : AFP - Le Monde

Dosage du PSA : Un article publié le 6 mars dans le JAMA donne les résultats d'une étude menée durant 10 ans sur l'utilité du dosage du PSA dans le dépistage du cancer de la prostate. L'étude en question conclut à l'absence de baisse significative de la mortalité et à l’augmentation du nombre diagnostics de cancers bas-grade. Ceci est en accord avec la politique française actuelle de ne pas généraliser ce dépistage. Les urologues continuent néanmoins à soutenir cette pratique car elle permet de dépister les cancers à un stade plus précoce, avec une plus grande chance de guérison et une moindre morbidité liée au traitement. Article JAMA / Communiqué de l'AFU (décembre 2016)

 

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