Créer sa boite pendant l’internat

Écrit par Marion Istvan le . Publié dans Portraits et travaux d'interne

Vincent BagotJe suis Vincent-Dozhwal BAGOT, Interne de Santé Publique en 8ème semestre à Rennes. Si je suis dans cet article, c'est que j'ai trouvé LE débouché qui me plait actuellement parmi les dizaines que permettent notre merveilleuse spécialité et que j'aimerais partager à ceux qui ont des doutes sur leur futur.

Ma passion c'est l'informatique depuis tout petit. J'ai passé beaucoup de temps à créer des sites web, des jeux vidéos, faire du montage, bidouiller, etc… Les outils numériques ont l'avantage de permettre de concevoir des choses avec très peu de moyen et c'est gratifiant.

J'ai choisi la médecine un peu par hasard. Après un redoublement (bon pour être précis, redoublement de redoublement) de 6ème année car je ne trouvais de spécialité qui me motivait, quelqu'un m’a dit après avoir senti ma passion de l'informatique : "Pourquoi tu ne fais pas santé publique ?". Au départ, J’avais comme image de la santé publique uniquement les cours de LCA et de responsabilité médicale, pas de quoi rêver mais j'ai depuis changé d'avis ! Et j'ai dit à cette personne "Pourquoi tu ne m'en as pas parlé plus tôt ?".

J'ai ensuite choisi Rennes pour la proximité avec Paris, l'EHESP et ma famille. J'ai validé un master 2 "Modélisation et traitement de l'information bio-médicale et hospitalière" dispensé par le Pr Cuggia.

Créer son entreprise : Pourquoi ?

Entreprendre, c'est une histoire de choix et d'envie. Choisir de sortir du cocon chaud et rassurant du salariat. C'est avoir envie de donner vie à ses idées et savoir chaque matin pourquoi on se lève. C'est pouvoir choisir de travailler chez soi, en Polynésie, en co-working à Paris entouré de gens stimulant ou dans ses propres locaux. C'est avoir l'occasion de rencontrer les gens qui décident vraiment.

Cela permet de se donner les moyens de faire avancer les projets plutôt que simplement les imaginer. C'est une vision bien différente de celle de l'employé qui globalement fait ce qu'on lui demande.

Une expérience de stage à l’étranger

Écrit par Marion Istvan le . Publié dans Portraits et travaux d'interne

Un stage de master 2 à la Technische Universität Berlin

Paul NeveuxEn 2014, j’ai intégré le Master of Public Health de l’EHESP (Ecoles des Hautes Etudes en Santé Publique) où les cours sont délivrés en anglais dans un environnement très international. La maquette inclue quatre mois de cours à temps plein et un stage à réaliser dans la structure de notre choix, sous réserve d’acceptation par la directrice du master.

Dans un premier temps, j’ai démarché différentes structures d’accueil faisant partie du réseau de l’école, mais sans succès.

C’est finalement lors d’un cours sur la rémunération de l’activité hospitalière et les GHM (Groupes Homogènes de Malades) en Europe que j’ai rencontré Wilm Quentin de l’unité Management de la santé de la Technische Universität à Berlin. Je l’ai sollicité à la fin de son intervention en vue d’effectuer mon stage de master dans son unité.

Mes objectifs en partant à Berlin étaient simples. Je voulais intégrer une équipe de recherche appliquée pour explorer cet aspect de la santé publique que je connaissais peu et pourquoi pas par la suite enchaîner sur une thèse ; mettre à l’épreuve mes capacités à évoluer dans un environnement international ; interagir au quotidien en anglais et/ou allemand, et enfin, profiter des joies de la vie berlinoise !

CAISP 2017 - Transmission des certificats de décès au CépiDc-Inserm, en cas de mort suspecte, en France, depuis 2000

Écrit par Marion Istvan le . Publié dans Portraits et travaux d'interne

Transmission des certificats de décès au CépiDc-Inserm, en cas de mort suspecte, en France, depuis 2000

2017 photo richaudeyraudE. Richaud-Eyraud*, G. Rey*
*Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-Inserm), Le Kremlin-Bicêtre

Objectif

L’objectif de cette étude est d’évaluer la variabilité de la remontée des certificats de décès en cas de mort suspecte.

CAISP 2017 - desctable, un package R pour la création de tables statistiques

Écrit par Marion Istvan le . Publié dans Portraits et travaux d'interne

desctable, un package R pour la création de tables statistiques

Maxime Wack, ISP à Nancy

Pourquoi ce package ?

Que vous alliez prochainement en stage en épidémiologie ou dans d’autres terrains de stage moins orientés «stats», il faudra certainement passer par la case «réaliser une étude descriptive», et faire au minimum des tableaux descriptifs voire comparatifs.

Cette tâche est vite répétitive, et même s’il existe déjà de nombreuses solutions permettant de produire de tels tableaux, on y retrouve un certain nombre de lacunes rendant leur utilisation en routine peu pratique (résultat figé dans un format prédéterminé et/ou non modifiable, personnalisation du contenu limitée, maniement complexe nécessitant un apprentissage).

Un an au CliSP

Écrit par Sylvain Gautier le . Publié dans Portraits et travaux d'interne

Voilà que s’achève une année supplémentaire de la vie du CliSP. L’heure du bilan approche et le bureau va être renouvelé à l’issue du CliSPro. Certains de ses membres ont bien voulu se prêter au jeu des questions/réponses et décrire leur mandat. L’occasion, donc, pour la rédaction de revenir sur un an de travail de l’équipe au service de tous les internes de santé publique.

L’engagement associatif

2017 bureau P8060696La santé publique est une spécialité médicale qui confine, comme beaucoup d’autres, au don de soi. En ce sens, il apparaît naturel pour un interne de santé publique d’évoluer dans le monde associatif qui, par essence, est celui du bénévolat. Pourtant, on ne s’improvise par “bénévol” et il est nécessaire de disposer de qualités particulières, ne serait-ce que les aptitudes relationnelles permettant de travailler en équipe. Les membres du collège autant que ceux du bureau ont notamment su faire preuve, tout au long de cette année universitaire, d’abnégation et de dévouement. Il en faut, c’est indéniable, pour agir dans le milieu associatif, troublé par les contingences de toute sorte. On ne s’engage pas pour les autres par hasard.

Par ailleurs, parce qu’il devra souvent mener des projets, convaincre et entraîner les énergies, le médecin de santé publique doit pouvoir dialoguer, fédérer et manager. Ces qualités s’appréhendent dans le contexte associatif. Mieux, participer à la vie d’une association permet de développer des compétences que notre formation ne permet pas toujours de saisir et qui, pourtant, constituent un réel atout pour son futur professionnel. Encadrer une équipe dans laquelle chacun s’investit selon ses moyens, ses envies, avec une intensité variable, tenir compte des exigences des uns et des désaccords des autres, gérer les contraintes d’emploi du temps, faire en sorte que tous trouvent leur place : la vie associative ressemble vite à celle d’une mini-entreprise. Bien entendu, les apports varient selon le poste occupé et les projets ne manquent pas pour que chacun puisse trouver sa juste place.