Actualités - Février 2019

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Problèmes de santé des migrants : des risques majorés comparés aux habitants des pays d’accueil ?

C’est la conclusion du tout premier rapport portant sur la santé des personnes déplacées en Europe, réalisée par le bureau Europe de l’OMS en partenariat avec l’Institut National italien de la santé, de la Migration et de la Pauvreté (INMP).

Après avoir examiné plus de 13 000 documents, le rapport fait la synthèse des dernières données disponibles sur la santé des réfugiés et des migrants, notamment qu’un pourcentage important de ceux qui sont affectés par le VIH se sont infectés après leur arrivée en Europe et non avant.

Ce rapport met également en lumière d’autres problèmes de santé affectant les migrants, comme les pathologies psychiatriques ou les maladies non-transmissibles. Le rapport avance également des pistes pour améliorer la santé des réfugiés et des migrants en Europe.

Source : OMS Europe

Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022

Les conduites addictives concernent un très grand nombre de français et représentent un défi important pour la société. Quelle que soit la manière de consommer (consommateurs quotidiens, occasionnels), la substance ou le comportement incriminés (tabac, alcool, cannabis, jeux), les addictions s’étendent sur beaucoup de domaines et sont réparties sur tous les territoires.

Ce plan, qui fait suite au plan gouvernemental 2013-2017, actualise et intensifie la politique de lutte contre les pratiques addictives et s’articule autour de six grands défis :

 

  1. Protéger dès le plus jeune âge

  2. Mieux répondre aux conséquences des addictions pour les citoyens et la société

  3. Améliorer l’efficacité de la lutte contre le trafic

  4. Renforcer les connaissances et favoriser leur diffusion

  5. Renforcer la coopération internationale

  6. Créer les conditions de l’efficacité de l’action publique sur l’ensemble du territoire

Source : MILD&CA (le plan)

Évolution de la perception des risques de tabagisme en France : Baromètre Cancer 2015 de Santé publique France et de l’InCa

Premier facteur de risque évitable de cancer en France, le tabac a été déclaré responsable en 2015 de plus de 66 000 cas de cancers chez les adultes de plus de 30 ans.

Or, de la même manière que les mesures de lutte antitabac et les politiques de prévention, les perceptions de la population sur le tabagisme, ses risques associés et les bénéfices liés à l’arrêt peuvent influencer les comportements. C’est ce qu’analyse l’étude Baromètre Cancer de Santé publique France et l’Institut national du Cancer parue récemment.

Plusieurs points ressortent notamment

 

  • la perception du risque de cancer lié au tabagisme, très élevée dans la population française

  • le sentiment d’être bien informé sur les effets du tabac sur la santé, également très répandu avec plus de neuf personnes sur dix se déclarant bien ou très bien informés.

Il faut cependant nuancer ces perceptions en fonction des catégories socioprofessionnelles : en effet, ce sentiment est moindre chez les personnes sans diplôme et parmi les personnes aux revenus les plus faibles.

Sources : Santé publique France

 

Le Collège de France ouvre une nouvelle chaire consacrée à la Santé Publique

Créée en partenariat avec Santé publique France, la chaire de Santé Publique du collège de France est destinée à encourager l'excellence de la recherche et le débat intellectuel au meilleur niveau sur les questions de santé publique. Le professeur Arnaud Fontanet a été invité par l’Assemblée du Collège de France à occuper pendant une année cette chaire.

Dans son enseignement au Collège de France, intitulé « L'épidémiologie, ou la science de l'estimation du risque en santé publique », le Pr Arnaud Fontanet montrera que l’épidémiologie, à travers son histoire et les défis auxquels elle est confrontée, demeure une discipline exigeante et capable d’évoluer. Cette discipline a pour but d’affiner toujours plus notre compréhension des causes de la maladie, notamment les nouvelles pandémies dont le rythme d’émergence est estimé à cinq ans.

A partir de ses recherches, il tentera de répondre à quelques questions : Quels sont les niveaux de preuve et de causalité en épidémiologie ? Devons-nous encore avoir peur des pandémies ? Quels sont les apports concrets de cette discipline à la santé humaine ?

Il consacrera ensuite plusieurs séances aux cas qui l’ont occupés dans sa carrière et dont il est l’un des meilleurs spécialistes : l’hépatite C en Egypte ; le virus Zika et son vecteur Aedes aegypti ou encore le SRAS et le MERS dans une perspective de santé globale.

Sa leçon inaugurale a eu lieu le 31 janvier et ses cours débuteront le 4 février. Ces enseignements sont ouverts à tous sans condition d’inscription préalable, et seront mis en ligne et diffusés au fur et à mesure sur le site web du Collège de France.

Sources : Santé publique France (dossier de presse)

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Janvier 2019

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Il y a quelques semaines, un scientifique chinois formé aux États-Unis, le Dr He Jiankiu, professeur à l’université de Shenzen, a annoncé avoir accompagné la mise au monde de deux jumelles, Lulu et Nana, dont il a édité le génome au stade embryonnaire à l’aide de la technique d’édition CRISPR/Cas9 dans le but d’inactiver le gène CCR5 afin de les rendre résistantes au VIH.

Cette annonce a fait l’effet d’une bombe dans l’ensemble du monde scientifique. En effet, l’édition du génome au stade embryonnaire est considérée comme relevant du principe de l’eugénisme et interdite au niveau international par la Convention d’Oviedo par principe de protection du Patrimoine Génétique de l’Humanité.  

De plus, la technique CRISPR/Cas9 n’étant pas précise à 100 %, il se peut que d’autres gènes que ceux ciblés aient été altérés chez les fillettes. Cela pose des interrogations et soulève d’autant plus de questions éthiques quant aux conséquences sur leur santé future. D’autant plus que ces modifications seraient par définition transmissibles à leur descendance.

Face à cela, le Comité Consultatif National d’Éthique rappelle et maintient son opposition au transfert d’embryons humains génétiquement modifiés, rappelée dans sa contribution à la révision de la loi de Bioéthique de 2011. Le CCNE appelle à la mise en place d’une gouvernance renforcée à l’échelle mondiale, afin de répondre à l’évolution rapide de ces technologies et aux questions qu’elles soulèvent.

Source : Comité Consultatif National d’Éthique

Le changement climatique : des objectifs aux bénéfices supérieurs aux coûts

Adopté suite à la COP21, l’Accord de Paris définit des objectifs ambitieux et onéreux en termes de lutte contre le changement climatique. Cependant et selon un rapport réalisé par l’OMS et présenté lors de la COP24 de Katowice (Pologne), ces objectifs rapporteraient le double que ce qu’ils coûtent réellement.

Ainsi, près d’un million de vies pourraient être sauvées par an dans le monde d’ici à 2050. En effet, parmi les causes les plus notables du changement climatique, la pollution atmosphérique provoque chaque année environ 7 millions de décès au niveau mondial et coûte environ 5110 milliards (US $) de pertes en matière de bien-être. Cela représente l’une des premières causes de mortalité dans le monde.

Sur les quinze pays émettant les plus grandes quantités de gaz à effet de serre, on estime que les conséquences de la pollution de l’air sur la santé représentent environ de 4 % du PIB. Or les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris nécessiteraient que l’on y consacre environ 1 % du PIB mondial.

Dans ce cadre, le rapport spécial de l’OMS propose des recommandations aux gouvernements pour optimiser la lutte contre le changement climatique et garantir une amélioration de la santé afin d’éviter d’aggraver les répercussions sanitaires de ce problème global.

Sources : OMS

Renforcement du contrôle de l’usage des dispositifs médicaux

Le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICJI) a mené une enquête portant sur les dispositifs médicaux. Elle dénonce l’absence de contrôle étatique au niveau de la commercialisation des dispositifs médicaux au niveau européen, et relève que seul un marquage CE suffit dans la majorité des cas.

L’Académie Nationale de Médecine, qui a donné son avis, appelle à un meilleur contrôle des dispositifs médicaux implantables.

Elle rappelle également qu’à compter de 2020, le nouveau marquage CE doit inclure les études cliniques préalables pour les DE implantables ainsi qu’un suivi en vie réelle avec un identifiant unique. De surcroît, une base de données européenne, baptisée EUDAMED, sera mise en service cette même année.

 Sources : l'Académie nationale de médecine (EUDAMED)

Le Dr Denis Mukwege, ‘l’homme qui répare les femmes’, co-récipiendaire du prix Nobel de la Paix 2018

Le Dr Denis Mukwege, médecin congolais spécialisé en gynécologie et formé au Burundi puis en France (à Angers), travaille depuis près de trente ans à réparer les femmes victimes de mutilations génitales dans son pays, la République Démocratique du Congo.

Il a obtenu le prix Nobel de la Paix en 2018, en compagnie de Nadia Murad, pour son engagement humanitaire.

Ci-joint: une inverview du Dr. Mukwege

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Décembre 2018

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2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Semaine Mondiale du Bon Usage des Antibiotiques

            Menace croissante pour la santé mondiale, la résistance aux antibiotiques ou antibio-résistance dénombre annuellement près de 700 000 victimes.

            À l’occasion de la semaine mondiale pour le bon usage des antibiotiques, l’OMS/Europe s’est associée au FAO et à l’OIE afin d’inciter les pouvoir publics à adopter l’approche One Health.

            Partant du principe que la majorité des maladies humaines sont d’origine animale, cette approche multisectorielle vise à la conception et la mise en œuvre d’un cadre politique, législatif et de recherche afin de mettre en collaboration plusieurs secteurs en vue d’améliorer les résultats en matière de Santé Publique.

Les enjeux actuels sont de plusieurs natures :

  • Les antimicrobiens sont largement utilisés dans la production animale, pour favoriser la croissance ou pour prévenir les infections. Cette surconsommation d’antimicrobiens peut entraîner une pharmaco-résistance accrue.
  • Les mêmes classes d’antimicrobiens sont souvent utilisées chez l’homme ainsi que chez les animaux destinés à l’alimentation.
  • La chaîne alimentaire constitue une voie importante de transmission des maladies, et nécessite une surveillance et une coordination étroites afin de prévenir leur propagation.

Face au défi que représente l’antibio-résistance, il est plus que jamais nécessaire de coordonner les interventions de manière multidisciplinaire.

Sources:OMS Europe, Santé publique France (en partenariat avec l'ANSM) et l'ANSES

Rapport de la Cour des comptes sur le virage ambulatoire du système de santé

            Pour un nombre croissant d’interventions, les progrès techniques et organisationnels rendent possible une prise en charge de jour à l’hôpital, en améliorant la qualité des soins et le confort des patients et en mobilisant moins de ressources qu’une hospitalisation conventionnelle. Ce mode de prise en charge, dite ambulatoire, permet généralement une récupération plus rapide du patient et une réduction des risques associés aux soins.

            Si l’objectif d’un développement du mode ambulatoire s’est affirmé au début des années 2000, la Cour a souligné dans son rapport sur la sécurité sociale de 2013 le manque d’impulsion donnée par les pouvoirs publics à l’essor de la chirurgie ambulatoire, malgré l’ampleur des économies qui pourraient en résulter pour l’assurance maladie. Par la suite, elle a fait valoir que le développement de la chirurgie ambulatoire, désormais engagé, s’accompagnait d’une substitution trop lente à l’hospitalisation conventionnelle avec nuitée

            La notion plus large de « virage ambulatoire » comme ambition des politiques de santé n’a quant à elle que récemment émergé, à l’occasion des débats préparatoires à la stratégie nationale de santé en 2013, puis à la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016. Elle recouvre deux aspects distincts : d’une part, une réduction des hospitalisations conventionnelles au profit d’hospitalisations de jour ; d’autre part, la substitution de soins médicaux et paramédicaux en ville à des prises en charge réalisées à l’hôpital, soit parce que le séjour hospitalier a été évité, soit parce qu’il a été raccourci, mais accompagné d’un suivi organisé en ville. Dans tous les cas, les patients doivent bénéficier d’une qualité au moins égale de prise en charge.

            Dans le cadre de la stratégie nationale de santé 2018-2022, les pouvoirs publics ont affirmé l’ambition de porter à 70 % en 2022 le taux de chirurgie ambulatoire et fixé un objectif de 55 % de séjours hospitaliers de médecine en ambulatoire à cette même échéance.

            Dans le prolongement de ses précédents travaux, la Cour a examiné le développement des prises en charge ambulatoires à l’hôpital, ses incidences sur les capacités hospitalières et les dépenses d’assurance maladie, ainsi que les conditions à réunir pour faire du virage ambulatoire un outil de transformation de l’offre de soins en ville comme à l’hôpital.

            Le virage ambulatoire est engagé à l’hôpital en chirurgie, mais encore trop peu en médecine ; il a un impact incertain sur les dépenses de santé. Pour devenir un réel levier de transformation du système de santé au bénéfice des patients, il appelle des actions de plus grande ampleur des pouvoirs publics pour réorganiser l’offre de soins médicaux, en ville comme à l’hôpital.

Sources : Cour des comptes

Traitements contre Ebola : premier essai contrôlé randomisé en République démocratique du Congo

            Alors que l’épidémie d’Ebola sévit actuellement en République démocratique du Congo et particulièrement au Nord-Kivu et dans l’Ituri, le ministère de la santé de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la mise en place d’un essai contrôlé randomisé afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des médicaments utilisés dans le traitement des patients infectés par le virus Ebola dans le cadre d’une initiative de l’Organisation mondiale de la Santé.

            Depuis le début de l’épidémie, 412 cas suspects ont été recensés dont 365 confirmés, d’après le ministère de la santé de la RDC.

            « Alors que toute notre attention vise à mettre un terme à cette flambée, le lancement de l’essai contrôlé randomisé en RDC est une étape importante en vue de trouver un traitement contre le virus Ebola qui sauvera des vies», a déclaré le Directeur général de l’OMS.

            L’essai actuel est coordonné par l’OMS, dirigé et parrainé par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC, en partenariat avec le Ministère de la santé, le NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases et l’alliance ALIMA (Alliance for International Medical Action).

Source : OMS

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Apéro-info santé pub' - ECNi 2018

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

 Dernière MAJ : 16/08/2018

echangesisp

Les internes de différentes villes vous proposent des rencontres autour d'un verre.

Venez discuter de l'internat de santé publique pour avoir un vrai retour d'anciens et de poser toutes les questions qui vous taraudent l'esprit !

Villes ayant organisé des dates : Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nîmes, Paris, Poitiers, Reims, Rennes, Rouen, Toulouse, Tours
(cliquez sur "Lire la suite" pour le détail)

Pour les référents locaux : n'hésitez pas à transmettre vos rendez-vous à admin.web@clisp.fr, elles seront rajoutées à l'article.

Actualités - Juillet 2018

Écrit par Lucile TRUTT le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Polio :
Un cas de polio a été confirmé le 26 juin en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce pays avait été déclaré comme ayant éradiqué cette maladie en 2000, mais certaines régions et communautés présentent un faible taux de vaccination : 61% dans la province en question. Il ne s'agit cependant pas d'une forme sauvage mais un poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale (PVDVc). Deux autres enfants ont également été reconnus comme porteurs au sein de la même communauté. Une réponse anti-épidémie a été lancée pour surveiller la transmission et rattraper les vaccinations. Pour rappel, la polio n'était encore présente qu'en Afrique jusqu'à maintenant : endémique dans 3 pays (Afghanistan, Nigeria et Pakistan) et en épidémies ponctuelles dans 4 autres (Congo, Syrie, Somalie et Kenya).
Sources : Global Polio Eradication Initiative // OMS international // OMS Pacifique occidental

Rougeole en France :
Après le pic épidémique d'avril 2018, l'incidence se stabilise avec en moyenne 50 cas hebdomadaires déclarés. Au 24 juin 2018, 2567 cas ont été déclarés depuis le 6 novembre 2017, début de cette nouvelle vague épidémique. La Nouvelle Aquitaine reste la région la plus touchée, malgré une baisse des nouveaux cas, et déplore récemment un deuxième décès parmi les trois de 2018. La rougeole reste potentiellement très grave puisque 88 % des cas de rougeole sont survenus chez des sujets non ou mal vaccinés, principalement chez les moins de 1 an, et entraine l'hospitalisation de 22% des cas déclarés.
Sources : Santé Publique France

Fin des ECNi :
Trois ans après la réforme des épreuves classantes nationales d'entrée, celles-ci sont à nouveau remaniées. Les ministres Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont ainsi annoncé que le concours de fin de 6° année sera remplacé par trois notes : un examen en fin de 5e année qui valide les acquis, un examen en fin de 6e année plus axé sur les aspects cliniques, avec par exemple des épreuves en simulation, et le parcours. Tout ceci sera intégré pour aboutir à un système de "matching" qui déterminera l'affectation des internes. Cette nouvelle réforme concernera les étudiants débutant leur externat en 2019.
Sources : Ministère de la santé : Discours de Mme Buzyn / Dossier de presse // Anemf