Les différents dossiers paraissant dans le bulletin de CLiSP sont disponibles sur cette page.

Il y a 30 ans, le CliSP

Écrit par Sylvain Gautier le . Publié dans Dossiers

Découvrez les premiers pas, il y a 30 ans de cela, d’une interne de Santé publique dans la spécialité. Les fondateurs du CliSP nous ont permis d’imaginer ces instants d’hésitation entre choix audacieux et enthousiasme ambitieux. Ils étaient les premiers, ils ont aidé à dessiner les contours d’une nouvelle spécialité dans laquelle s’épanouissent désormais plusieurs promotions d’internes.

 

« Levez vos stylos ! » L’ordre tombe comme une délivrance, la fin d’une période longue et laborieuse. Laure* relève la tête, ses concours sont finis. Comme beaucoup d’autres étudiants en médecine, elle avait choisi de passer l’internat pour « faire quelque chose de sa vie ». Son oncle est un pédiatre renommé, son grand-père a dirigé un grand service de chirurgie générale… en choisissant médecine elle savait : elle devrait se spécialiser.

En effet, deux ans auparavant, la loi portant réforme du troisième cycle des études médicales  a finalement rendu le concours de l’internat obligatoire pour accéder aux spécialités. Laure avait suivi les nombreux débats entre le corps médical et le monde politique. Elle était même descendue dans la rue à plusieurs reprises avec de nombreux étudiants soucieux de devoir se confronter à un nouvel écrémage après une sélection initiale déjà sévère.

La loi adoptée, Laure a donc passé les concours. Il est maintenant temps de choisir sa spécialité. Après de nombreuses réflexions, Laure décide de ne pas intégrer une spécialité clinique. Elle découvre que la réforme de 1982 avait créé trois nouvelles filières : Recherche, Médecine du travail et Santé publique. La Santé publique est maintenant une spécialité médicale universitaire mais ne paraît pas encore considérée comme légitime. Les uns pensent que sa création relève d’une posture idéologique allant à l’encontre des spécialités « nobles » ; d’autres la considère comme inutile ; au mieux on dira que c’est une étrangeté qui sera bien vite supprimée. Pourtant, Laure se lance : elle intégrera la promotion 1984 des internes de santé publique !

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Virus Zika, l’actuelle épidémie sud-américaine, syndromes de Guillain-Barré et microcéphalies.

Écrit par Alexandre Fauconnier le . Publié dans Dossiers

Timothée Dub, ISP à Paris.

Le Zika est un arbovirus (arthropod borne virus) de la famille des flaviviridae, comme la Dengue, la Fièvre jaune ou la West Nile Fever. Il a été identifié pour la toute première fois en en 1947 en Ouganda, dans la forêt Zika, chez un macaque rhésus1 avant que les premiers cas d’infections chez l’homme ne soient rapportés au Nigéria en 19542.

 NDLR : Notez que l’article a été rédigé avant le 4 avril 2016 dans un contexte d’évolution rapide des connaissances autour du virus Zika.

Le principal mode de transmission est vectoriel, via les moustiques du genre Aedes [...]. Ce sont également eux qui sont porteurs du Chikungunya ou de la Dengue.

Modes de transmission

Le principal mode de transmission est vectoriel, via les moustiques du genre Aedes (Africanus, egyptii ou albopictus). Ce sont également eux qui sont porteurs du Chikungunya ou de la Dengue.

Il a également été rapporté des cas de transmission sexuelle, le plus connu est celui de l’entomologiste américain Brian Foy qui transmit le Zika à son épouse au retour d’un séjour professionnel au Sénégal, ils en ont même écrit un article scientifique ensemble par la suite3. Quelques autres cas ont depuis été observés, notamment aux Etats Unis4 ainsi qu’en région parisienne chez une femme dont le conjoint revenait d’Amérique latine5. Cela reste toutefois anecdotique par comparaison à la voie vectorielle. On notera qu’au moment de la rédaction de cet article (début avril 2016), les transmissions sexuelles documentées ont toujours eu lieu dans le sens homme ➔ femme.

En ce qui concerne le risque de transmission par voie sanguine (transfusion), il est également plausible, le virus a été isolé dans des prélèvements sanguins de donneurs asymptomatiques en Polynésie française6 et un cas de transmission par transfusion, le seul à ce jour, fut également rapporté au Brésil, en Février 20167

L’infection est généralement asymptomatique [...] mais peut se présenter sous la forme d’un syndrome viral […] nécessitant dans la majeure partie des cas une prise en charge symptomatique ambulatoire simple.

Lille : SANFI 2016

Écrit par Alexandre Fauconnier le . Publié dans Dossiers

Organisation du SANFI 2016

A la suite de Lyon en 2015, Lille est fière d’accueillir la douzième édition du Séminaire Annuel National de Formation des Internes de Santé Publique, du 20 au 22 avril 2016, au sein du pôle recherche du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille. 

Organisé par une dizaine d’internes locaux, cet évènement incontournable (Braderie de Lille mise à part) accueille près de deux cents internes de Santé Publique des quatre coins de la France, pour trois jours de rencontres sur le thème « Risque sanitaire : identification, communication et prévention. »

SANFI 2016 : Point épidémiologique

Écrit par Alexandre Fauconnier le . Publié dans Dossiers

Point épidémiologique SANFI 2016

Qui êtes-vous ?

 

Chers co-internes ayant bravé le froid pour visiter la capitale des Flandres, nous vous avons préparé un petit point épidémiologique afin que vous puissiez passer ces trois jours de formation de folie en toute connaissance de cause.

“En d’autres termes, vous représentez plus de la moitié des internes de santé publique de la France entière !”