Apéro-info santé pub' - ECNi 2018

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

 Dernière MAJ : 16/08/2018

echangesisp

Les internes de différentes villes vous proposent des rencontres autour d'un verre.

Venez discuter de l'internat de santé publique pour avoir un vrai retour d'anciens et de poser toutes les questions qui vous taraudent l'esprit !

Villes ayant organisé des dates : Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nîmes, Paris, Poitiers, Reims, Rennes, Rouen, Toulouse, Tours
(cliquez sur "Lire la suite" pour le détail)

Pour les référents locaux : n'hésitez pas à transmettre vos rendez-vous à admin.web@clisp.fr, elles seront rajoutées à l'article.

Actualités - Juillet 2018

Écrit par Lucile TRUTT le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Polio :
Un cas de polio a été confirmé le 26 juin en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce pays avait été déclaré comme ayant éradiqué cette maladie en 2000, mais certaines régions et communautés présentent un faible taux de vaccination : 61% dans la province en question. Il ne s'agit cependant pas d'une forme sauvage mais un poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale (PVDVc). Deux autres enfants ont également été reconnus comme porteurs au sein de la même communauté. Une réponse anti-épidémie a été lancée pour surveiller la transmission et rattraper les vaccinations. Pour rappel, la polio n'était encore présente qu'en Afrique jusqu'à maintenant : endémique dans 3 pays (Afghanistan, Nigeria et Pakistan) et en épidémies ponctuelles dans 4 autres (Congo, Syrie, Somalie et Kenya).
Sources : Global Polio Eradication Initiative // OMS international // OMS Pacifique occidental

Rougeole en France :
Après le pic épidémique d'avril 2018, l'incidence se stabilise avec en moyenne 50 cas hebdomadaires déclarés. Au 24 juin 2018, 2567 cas ont été déclarés depuis le 6 novembre 2017, début de cette nouvelle vague épidémique. La Nouvelle Aquitaine reste la région la plus touchée, malgré une baisse des nouveaux cas, et déplore récemment un deuxième décès parmi les trois de 2018. La rougeole reste potentiellement très grave puisque 88 % des cas de rougeole sont survenus chez des sujets non ou mal vaccinés, principalement chez les moins de 1 an, et entraine l'hospitalisation de 22% des cas déclarés.
Sources : Santé Publique France

Fin des ECNi :
Trois ans après la réforme des épreuves classantes nationales d'entrée, celles-ci sont à nouveau remaniées. Les ministres Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont ainsi annoncé que le concours de fin de 6° année sera remplacé par trois notes : un examen en fin de 5e année qui valide les acquis, un examen en fin de 6e année plus axé sur les aspects cliniques, avec par exemple des épreuves en simulation, et le parcours. Tout ceci sera intégré pour aboutir à un système de "matching" qui déterminera l'affectation des internes. Cette nouvelle réforme concernera les étudiants débutant leur externat en 2019.
Sources : Ministère de la santé : Discours de Mme Buzyn / Dossier de presse // Anemf

Actualités - juin 2018

Écrit par Lucile TRUTT le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Dengue à la Réunion :
Une épidémie de dengue touche actuellement l’ouest et le sud de La Réunion. Après une circulation inhabituelle du virus durant l'hiver austral 2017, le nombre de cas de dengue a progressivement augmenté depuis le début de l'année 2018, avec une intensification en février. Le 26 mars 2018, le préfet de La Réunion a déclaré le niveau « épidémie de faible intensité » du dispositif ORSEC de lutte contre les arboviroses. Au 29 mai 2018, la Cellule d’intervention en région Océan Indien dénombrait 3 756 cas signalés depuis le 1er janvier 2018, dont 79 cas hospitalisés et 10 dengues sévères. L'épidémie continuera probablement à s'intensifier puisque la population n’est pas immunisée contre la dengue et les conditions météorologiques actuelles sont propices au développement des vecteurs. L’objectif est de stopper la circulation du virus durant l’hiver austral approchant afin d’éviter une épidémie d’ampleur au cours de l’été prochain.
Sources : Santé Publique France // ARS Océan indien

Plan d’action mondial pour l’activité physique :
Ce 4 juin a été présenté officiellement le nouveau Plan d’action mondial de l’OMS pour l’activité physique et la santé 2018-2030 : des personnes plus actives pour un monde plus sain. Au niveau mondial, 1 adulte sur 5 et 4 adolescents (11-17 ans) sur 5 n’ont pas une activité physique suffisante. Le plan d’action montre comment les pays pourraient, d’ici à 2030, réduire l’inactivité physique de 15% chez l’adulte et chez l’adolescent. Il recommande d’engager des mesures dans 20 domaines visant, à créer des sociétés plus actives en améliorant les environnements et en ouvrant davantage de possibilités aux personnes de tout âge, quelles que soient leurs capacités, de pratiquer davantage la marche, le vélo, les activités sportives, les loisirs actifs, la danse et le jeu. Ce document appelle également à soutenir, entre autres, la formation des agents de santé et d’autres professionnels, le renforcement des systèmes de données, et l’utilisation des technologies numériques.
Sources : OMS : communiqué / Plan d'action mondial

Tabagisme en France :
La journée mondiale sans tabac du 31 mai a été l'occasion de faire un point sur le tabagisme en France. Le BEH (Santé Publique France) a notamment sortie un numéro spécial en se basant sur le Baromètre santé 2017 et démontre une baisse de la prévalence du tabagisme quotidien qui passe de 29,4% en 2016 à 26,9% en 2017, soit une baisse de 2,5 points. Cela représente un million de fumeurs quotidiens de moins en un an. Cette amélioration est également visible chez les fumeurs les plus défavorisés : passant de 39% en 2016 à 34% en 2017 parmi les personnes à bas revenus et de 50% à 44% parmi les personnes au chômage. En conséquence, pour la première fois depuis le début des années 2000, les inégalités sociales en matière de tabagisme cessent de croître. Autre fait notable, la part des fumeurs quotidiens chez les jeunes de 17 ans a diminué de 23% entre 2014 et 2017, pour atteindre son niveau le plus bas mesuré depuis deux décennies. En cohérence avec le Plan priorité prévention présenté le 26 mars dernier, le nouveau programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 sera lancé dans les prochains jours.
Sources : Santé Publique France : communiqué / BEH n° 14-15 // Ministère des solidarités et de la santé : communiqué / point d'étape sur la lutte contre le tabagisme

Vaccin anti-Ebola :
Un campagne de vaccination contre le virus Ebola a démarré le 21 mai en République démocratique du Congo grâce aux efforts combinés, entre autres, de l'OMS, le Ministère de la santé, l'Alliance du vaccin Gavi, Médecins sans frontières et l’UNICEF. La vaccination sera menée à bien selon une approche en anneau, semblable à celle employée en Guinée en 2015, dans le cadre de laquelle le vaccin sera offert aux personnes à risque, notamment mais non exclusivement: 1. les contacts et les contacts de contacts; 2. les agents de santé et agents de première ligne locaux et internationaux dans les zones touchées; et 3. les agents de santé et agents de première ligne dans les zones où il existe un risque de propagation de la flambée. Un premier lot de 8640 dose fournis par Merck devrait permettre de couvrir environ 50 anneaux de 150 personnes.
Sources : OMS

Actualités - Mai 2018

Écrit par Lucile TRUTT le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

CHU de Guadeloupe :
Cinq mois après l'incendie, la remise sur pied de l'hôpital s'organise. Rappel des faits : le 29 novembre 2017 un incendie s'est déclaré dans un local technique de la tour sud du CHU de Pointe-à-Pitre : la maternité, les urgences, la réanimation et 4 blocs opératoires ont été détruits. La propagation de la fumée dans l'ensemble de la tour a entrainé le déclenchement d'un plan blanc et l'évacuation de tout le personnel et de 460 patients en 2h. (Photos) La prise en charge des patients s'est poursuivie grâce à la mise en place d'un hôpital provisoire et de délocalisations dans d'autres centres hospitaliers sur tout le territoire. (Point début décembre) Après une fermeture pendant plus d'un mois et suite à plusieurs malaises chez des professionnels, les services ayant réintégré la tour sud ont été sujets de mesures de protection supplémentaires, notamment le confinement des zones exposés et de la ventilation centrale. La directrice de l’ARS a présenté le jeudi 29 mars 2018 une proposition de plan de réorganisation pour le nettoyage du site. La première phase prévoit une décontamination / réhabilitation complète de la tour nord après délocalisation des services. La seconde phase n'est pas encore fixée mais consistera en une délocalisation totale ou partielle dans le nouveau CHU dont la construction a, par conséquent, été avancée. Le temps de transition est actuellement estimé à 18 mois.
Sources : CHU Guadeloupe : Délocalisation / Reconstruction // ARS : Rapports d'experts

Qualité de vie des étudiants en santé :
Commandé fin juillet à la psychiatre Donata Marra, le rapport sur la qualité de vie des étudiants en santé a été rendu à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ainsi qu'au public le 3 avril. Cette demande fait suite à l'article publié dans la JAMA en 2016 et à l'enquête nationale sur la santé mentale des jeunes médecins menée par les associations d'étudiants et internes en médecine l'année dernière. Le rapport s'appuie des auditions de représentants des étudiants et d'experts, et étudie à la fois la formation théorique, les stages, mais également la vie universitaire dans sa globalité, en abordant des thèmes transversaux tels le harcèlement ou la formation des encadrants. Il démontre à nouveau une forte présence d'anxiété et de dépression parmi les étudiants, ainsi qu'un haut taux de suicide. Les 2 ministres ont ainsi pu formuler 15 mesures en faveur du bien-être des étudiants en santé. Certaines sont à mettre en place sans délais : mise en place de cellules au niveaux local, régional et national, module transversal concernant les risques psycho-sociaux inclus dans la formation... tandis que d'autres seront à prendre en compte dans la réflexion engagée pour une transformation profonde des études de santé : disparition de l’iECN dans sa forme actuelle, orientation progressive des étudiants en santé avec création de passerelles... Les deux ministres ont chargé le Professeur Antoine Tesnière, la députée du Loiret Stéphanie Rist et l’interne en médecine générale Isabelle Riom de mener les consultations sur ce chantier. Des premières orientations seront rendues en mai.
Sources : Rapport Donata Marra // Les 15 engagements // Nominations des responsables // Discours de Mme Buzyn au Sénat // article Le Monde // Rapport de l'enquête santé mentale 2017

Journée européenne des droits des patients :
Le 18 avril a été l'occasion pour Agnès Buzyn de rappeler que "la démocratie sanitaire ne se résume pas à la présence de représentants d’usagers au sein d’instances de gouvernance : il faut aussi les impliquer davantage sur la pertinence et la qualité des services rendus, des soins reçus et s’appuyer sur eux pour faire émerger des « patients experts »". Les 5 lauréats de l’édition 2018 du concours national « Droits des usagers de la santé » ont également été annoncés. Ce concours s’inscrit depuis 2011 dans un dispositif global qui intègre une labellisation de projets œuvrant à la connaissance et au renforcement de ces droits. C'est ainsi 75 labels qui ont été attribués par les ARS parmi les 180 projets déposés dans 13 régions participantes depuis l'édition précédente. Les gagnants ont été choisis pour leurs côtés modélisables, transposables et particulièrement innovants. Cette journée a également été l'occasion d'informer les usagers sur leurs droits en santé au travers de plus de 200 manifestations locales par des multiples acteurs tels que centres hospitaliers, Ehpad, associations de patients...
Sources : Annonce des 5 lauréats // Label-concours Droits des usagers de la santé // France Assos Santé

Actualités - Avril 2018

Écrit par Lucile TRUTT le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Bioéthique : Démarrée depuis fin février, le consultation citoyenne en amont des États généraux de la bioéthique se poursuit jusqu'à la fin du mois d'avril, à la fois sous forme de consultation en ligne et de rencontres en région. Les 9 thèmes retenus sont : Cellules souches et recherche sur l'embryon, Examens génétiques et médecine génomique, Dons et transplantations d'organes, Neurosciences, Données de santé, Intelligence artificielle et robotisation, Santé et environnement, Procréation et société, et Prise en charge de la fin de vie. Cette consultation servira de base à la révision de la loi de bioéthique comme prévu tous les 7 ans. Site des États généraux de la bioéthique. En parallèle, la HAS a récemment publié un guide sur la mise en œuvre sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès. La Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs profite de ces événements pour rappeler dans un manifeste son soutien à ce type de pratiques et leur encadrement, et rappelle les différences avec l’euthanasie à laquelle elle est opposée. Guide HAS Sédation continue / Manifeste de la SFAP

Vaccination anti-dengue : Les autorités philippines ont décidé d'attaquer le groupe Sanofi à propos du Dengvaxia, unique vaccin anti-dengue existant depuis fin 2015. Le produit est soupçonné d'être responsable du décès de 14 enfants depuis le lancement en avril 2016 de la campagne publique de vaccination, suspendue depuis décembre 2017. Si le vaccin est efficace pour lutter contre les formes secondaires graves de dengue, il peut en effet être dangereux pour les personnes naïves en simulant un premier contact et en entrainant une forme secondaire à la première rencontre réelle avec l'un des 4 sérotypes du virus. C'est pourquoi le vaccin a été indiqué uniquement dans les zones de forte endémie et à partir de 9 ans, et depuis novembre 2017 uniquement si la personne a déjà été en contact avec le virus. Le laboratoire a accepté de racheter les doses inutilisées par les Philippines mais refuse de rembourser l'intégralité des frais de la campagne étant donné l'impact sur la morbi-mortalité liée à la dengue d'une telle démarche. A noter que la campagne publique de vaccination est maintenue dans d'autres pays comme le Brésil ou Singapour, et que l'Agence Européenne du Médicament étudie encore la demande d'AMM sur son territoire. Ainsi, malgré l'épidémie de dengue acutellement en cours à la Réunion (plus de 500 cas confirmés depuis janvier 2018) le vaccin n'est ni autorisé, ni indiqué. Un nouvel avis de l'OMS est attendu. Dossier thématique sur la dengue (Sanofi) / Note de synthèse de l’OMS sur le vaccin contre la dengue – juillet 2016 / Dossier Science & Avenir / Dengue à la Réunion (actu SPF)

Lutte anti-VIH en Afrique du Sud : Afin de lutter contre la diffusion du VIH en Afrique du Sud, des ONG expérimentent de nouvelles actions visant à faciliter l'accès aux soins. Le prise en charge du VIH en Afrique sub-saharienne est compliquée pour des raisons aussi bien pratiques (accessibilité des centres de santé, attente) que culturelles et sociologiques. Ainsi, Unitaid tente un projet de distribution gratuite d'autotests VIH au plus proche de la population : des tentes installées à proximité de supermarchés et tenues par des habitants locaux. Les passants peuvent récupérer un kit de test à faire sur place ou à domicile en 20 minutes. De son côté, l'association Right ePharmacies a mis en place des distributeurs automatiques sécurisés de médicaments. La délivrance des produits peut ainsi être effectuée en quelques minutes, limitant la stigmatisation des malades. Pour le moment ces initiatives sont bien accueillies par le public et visent donc à être plus largement mises en place. Reportages : AFP - Le Monde

Dosage du PSA : Un article publié le 6 mars dans le JAMA donne les résultats d'une étude menée durant 10 ans sur l'utilité du dosage du PSA dans le dépistage du cancer de la prostate. L'étude en question conclut à l'absence de baisse significative de la mortalité et à l’augmentation du nombre diagnostics de cancers bas-grade. Ceci est en accord avec la politique française actuelle de ne pas généraliser ce dépistage. Les urologues continuent néanmoins à soutenir cette pratique car elle permet de dépister les cancers à un stade plus précoce, avec une plus grande chance de guérison et une moindre morbidité liée au traitement. Article JAMA / Communiqué de l'AFU (décembre 2016)