Actualités - Juin 2019

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2015 11 24 NewsActualités en santé publique :

LED : les recommandations de l’Anses pour limiter l’exposition à la lumière bleue

De plus en plus utilisées dans notre quotidien, poussé en cela par leurs performances énergétiques efficaces, les LED n’en demeurent pas moins dangereuses pour la santé. En effet, ces dispositifs peuvent émettre une lumière riche en courtes longueurs d’onde, dite « riches en bleu » ainsi qu’un éclairage plus intense que d’autres sources lumineuses. Or, cette exposition à la lumière bleue faisait déjà l’objet de recommandations de la part de l’ANSES au tout début du déploiement de cette technologie pour en limiter l’exposition, du fait de la toxicité pour la rétine de cette exposition.

Prenant en compte les études faites sur le sujet et les données scientifiques acquises depuis 2010, l’ANSES réévalue la nocivité de l’exposition à la lumière bleu, et confirme la toxicité de cette lumière sur la rétine d’une part, et met en évidence les effets de perturbation des rythmes biologiques et du sommeil qu’elle engendre.

L’agence recommande donc de limiter l’usage des dispositifs LED les plus riches en lumière bleue, tout particulièrement pour les enfants, et de diminuer autant que possible la pollution lumineuse pour préserver l’environnement.

Source ANSES

Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé

L'Assemblée mondiale de la Santé est l’organe décisionnel majeur de l'OMS. Elle se réunit généralement à Genève au mois de mai de chaque année et les délégations de ses États Membres y assistent.

Sa principale fonction consiste à arrêter la politique de l'Organisation. Elle nomme le Directeur général, contrôle la politique financière, examine et approuve le projet de budget.

La 72ème Assemblée Mondiale de la Santé s’est tenue du 20 au 28 mai 2019, et plusieurs résolutions ont été approuvées comme l’adoption de la Onzième Révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2022), l’établissement d’un plan d’action mondial sur cinq ans pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants ou encore l’instauration d’une Journée mondiale de la maladie de Chagas (qui sera célébrée le 14 avril de chaque année).

Voici un résumé jour par jour : -22 mai ; 23 mai : 24 mai ; 25 mai ; 27 mai : 28 mai (jour de clôture).

Source OMS

Victoire pour la lutte contre le paludisme : l’Algérie et l’Argentine ont été officiellement reconnues comme exemptes.

Affectant près de 219 millions de cas et ayant provoqué plus de 400 000 décès en 2017, le paludisme demeure un problème de santé publique majeur pour nombre de pays. Les cas de paludisme concernent pour 60 % des enfants de moins de cinq ans.

Dans ce contexte, la déclaration qui a eu lieu sonne comme une victoire qui devrait inspirer d’autres pays : l’Algérie (deuxième pays OMS de la région africaine) et l’Argentine (deuxième pays OMS de la région des Amériques) ont tous deux été certifiés comme exempts de la maladie.

Cette certification n’intervient que lorsqu’un pays démontre avoir interrompu la transmission autochtone de la maladie pendant trois années consécutives (l’Algérie et l’Argentine ont notifié leurs derniers cas autochtones en 2013 et 2010 respectivement).

Dans les deux cas, on notera que, parmi les facteurs qui sont à l’origine de cette victoire, la présence de personnels bien formés et la mise en place de mécanismes de riposte à la fois rapides et efficaces ont joué un rôle décisif.

Source : OMS et Fonds mondial

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Mai 2019

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2015 11 24 NewsActualités en santé publique :

Alcool, problème majeur de santé publique et cause de 41 000 décès en France

L’alcool, première cause évitable de mortalité chez les 15-30 ans, pose un défi majeur pour la Santé Publique en France. En effet, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, sa consommation dans notre pays ne diminue plus.

En février 2019, Santé publique France annonçait que sa consommation était la même en 2017 par rapport à 2013, et qu’elle causait chaque année plus de 41 000 décès, dont 30 000 hommes.

Malgré la mise en garde de l’Académie Nationale de Médecine en 2012 concernant le ralentissement de la baisse de la consommation, l’alcool séduit de plus en plus les jeunes, poussés par l’affaiblissement continu de la loi Evin sous la pression du lobby alcoolier.

Or il convient de mettre en place une action efficace et coordonnée pour lutter contre l’alcoolisation en France. Ce message est porté par les analyses convergentes de l’Académie Nationale de Médecine, l’OMS, l’INCA, la Cour des Comptes, la Haute Autorité de Santé ainsi que nombre d’associations et de spécialistes.

Source : Académie nationale de médecine

Retrait du marché des implants mammaires macro-texturés et des implants mammaires à surface recouverte de polyuréthane.

Après avoir mené plusieurs études sur le risque de lymphomes anaplasiques à grandes cellules associés aux implants mammaires et après l’apparition des premiers cas en 2011, l’ANSM a décidé, par mesure de précaution, de retirer du marché les implants mammaires texturés et les implants mammaires à surface recouverte de polyuréthane.

En effet, les investigations menées par l’agence suggèrent qu’il existe un lien entre la texturation de ces implants et l’apparition de ce type de cancer. Comme le note le groupe d’experts sollicité :

"Dans le contexte de la recommandation faite par l’ANSM d’utiliser préférentiellement des implants lisses et compte tenu des doutes émis par les professionnels de santé, il convient d’interdire le recours à la texture Biocell d’Allergan. La plus grande prudence doit être réservée aux implants mammaires de textures équivalentes et aux implants polyuréthane. Le comité ne recommande toutefois pas d’explantation préventive de ces implants texturés."

De fait, si l’agence recommande le retrait du marché des prothèses concernées, elle ne recommande pas pour autant leur retrait à titre préventif.

Source : ANSM & INCA

Que veulent les médecins ?

C’est la question que s’est posée le Conseil national de l’Ordre, dans le cadre du Grand débat national et de l’examen du projet de loi « Ma Santé 2022 ». Pour cela, l’Ordre a invité les médecins à prendre la parole courant février et à faire leurs propositions sur son site internet.

Au total, ce sont 3 433 médecins qui ont répondu à cette consultation, et leurs réponses s’orientent sur six axes prioritaires :

·     Réformer l’hôpital, la médecine de ville et leur coopération ;

·     Apporter des solutions aux problématiques d’accès aux soins ;

·     Mettre fin à la surcharge administrative qui pèse sur les professionnels ;

·     Réformer la formation en tenant compte des différents types d’exercice, en révisant le numerus clausus et en humanisant les études médicales ;

·     Lever les freins et inquiétudes liées à la télémédecine et au numérique en santé, en facilitant l’utilisation du DPM et en harmonisant les logiciels interprofessionnels ;

·     Replacer le médecin au cœur des décisions, en réformant notamment le rôle des ARS et en associant mieux les patients.

Source: Conseil national de l'Ordre des médecins.

Semaine européenne de la vaccination           

Du 24 au 30 avril 2019 a eu lieu la semaine européenne de la vaccination, événement ayant pour but de rappeler que la vaccination est un enjeu majeur de Santé Publique. Dans ce cadre Santé Publique France, associée au ministère des Solidarités, ont lancé une campagne sur différents médias afin de promouvoir la vaccination.

En parallèle, Santé Publique France dévoile les premiers résultats sur la couverture vaccinale des nouveaux-nés depuis l’instauration des onze vaccinations obligatoires. Ainsi, en comparaison de la couverture vaccinale à 7 mois des nourrissons nés entre janvier et mai 2018 à celle de ceux nés entre janvier et mai 2017, on observe :

  • Une augmentation de 36,4 points de la couverture vaccinale de la 1ère dose du vaccin contre le méningocoque C.
  • Une augmentation de 5,5 points de celle du vaccin hexavalent.
  • Une augmentation de 1,4 point de la première dise du vaccin contre le pneumocoque.

L’agence souligne également que l’importance de la vaccination pour la santé des enfants (91%) et pour la protection de la collectivité (87%) progresse dans l’opinion des parents (+5 points par rapport à juin 2018).

Sources : Santé publique France et la FNES

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Avril 2019

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2015 11 24 NewsActualités en santé publique :

Facteurs de risque des patients hospitalisés pour un premier épisode d’accident vasculaire cérébral en France

Enjeu majeur de santé publique en France, les accidents vasculaires cérébraux le sont de part leur fréquence et les conséquences qu’ils impliquent en termes de létalité et de handicap lié aux séquelles.

Pour prévenir cela et améliorer la prise en charge des patients, le Plan d’action national Accidents vasculaires cérébraux (AVC) 2010-2014 préconise notamment de développer la prévention de l’AVC en déployant des actions de prévention et de dépistage des facteurs de risque d’AVC. Mais si ses facteurs sont mesurés dans certaines études sur échantillon, qu’en est-il au plan national ou régional ?

Le Système national des données de santé (SNDS) offre justement la possibilité d’analyser la population des AVC sur le territoire français de manière exhaustive et ce, à partir des données d’information médicale et de consommation de soins hospitaliers.

Afin de repérer et quantifier les facteurs de risque d’AVC, une méthode a été mise au point et testée sur les adultes de la cohorte 2012. Cet article revient sur cette cohorte et s’intéresse aux apports et limites de cette méthode sur l’identification des facteurs de risque d’AVC.

Source : IRDES

Le CliSP tient à saluer Camille Léandre pour sa publication, en tant que co-auteure de cette étude et ancienne interne de Santé Publique !

Un tableau d’experts de l’OMS ouvre la voie à un encadrement international puissant de la correction du génome humain

Alors que les avancées techniques dans le domaine de la génomique posent de nombreuses questions quant à leur bien-fondé, un nouveau comité consultatif de l’Organisation mondiale de la Santé a été créé. Il a pour but l’élaboration de normes mondiales pour l’encadrement et la surveillance de la correction du génome humain et a convenu de travailler pour instaurer un cadre international régissant ce domaine.

Les membres du comité ont également reconnu l’intérêt d’un registre central sur les recherches en matière de correction du génome humain pour pouvoir créer une base de données transparente et ouverte sur les travaux en cours. Ils ont demandé à l’OMS de commencer immédiatement à travailler à la création de ce registre.

Au cours des deux prochaines années, le comité procèdera à une série de consultations avec diverses parties prenantes. Elles auront pour but de donner des recommandations sur le cadre législatif qui se devra d’être évolutif, durable et adapté à une utilisation internationale mais aussi régionale.

Source : OMS

Décision du conseil constitutionnel sur les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l’âge : avis du Comité consultatif National d’Éthique

Faisant suite à la décision 2018-768 QPC du Conseil Constitutionnel sur l’autorisation d’utilisation des examens radiologiques osseux à des fins de détermination de l’âge, le Comité consultatif National d’Éthique s’est prononcé. Il rappelle que si cette technique peut s’avérer utile pour conférer aux enfants étrangers un statut de mineur et permettre de définir leurs droits, il souligne néanmoins les risques majeurs qu’elle peut induire.

Un des risques soulevés est notamment la délégation à la justice de la fixation, par des méthodes approximatives, d’un âge biologique tenant lieu d’âge réel. Enfin, le Comité rappelle que la réalisation de cet examen impose que le médecin soit au préalable assuré de l’information et du consentement effectif de la personne qu’il examine, ce qui suppose un interprétariat fiable et une appréciation de la liberté de consentir. Or, ces éléments ne sont pas toujours réunis.

Source :CCNE

L’homéopathie en France : position de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie

Introduite à la fin du XVIIIème siècle par Samuel Hahnemann, l’homéopathie se fonde sur deux hypothèses : celle des similitudes (soigner le mal par le mal) et celle des hautes dilutions.

Or, les Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie rappelles que les données scientifiques actuelles ne permettent de vérifier aucune de ces hypothèses. Elles soulignent donc, entre autres, qu’aucun diplôme universitaire d’homéopathie ne doit être délivré dans les facultés de médecine ni dans les facultés de pharmacie, que l’usage de homéopathie peut s’entendre dans des situations ou l’emploi d’une thérapie complémentaire est souhaité à condition qu’elle n’induise pas une perte de chance en retardant la procédure diagnostique et/ou l’établissement d’un traitement reconnu efficace, et qu’il n’est pas acceptable d’user de l’homéopathie comme « médecine alternative » dans les autres situations.

Source : Académie nationale de médecine

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Mars 2019

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2015 11 24 NewsActualités en santé publique :

148 millions de dollars US...

...c’est la somme qui a été demandée en urgence aux donateurs engagés dans la riposte contre la flambée d’Ebola en République Démocratique du Congo par le directeur général de l’OMS (le Dr Tedros), afin que l’agence puisse poursuivre son travail et éviter un retour en arrière. Au 26 janvier, moins de 10 millions de dollars US avaient été promis.

La situation est problématique à plusieurs points de vue, le Dr Tedros la qualifiant comme étant « sans précédent » et que « jamais il ne s’est produit une flambée d’Ebola dans de telles conditions, avec une population très mobile et de nombreuses lacunes du système de santé ».

Sur le plan sécuritaire, la situation est également compliquée avec l’attaque récente d’un établissement de santé géré par Médecins Sans Frontière à Katwa.

Pour autant la riposte sanitaire contre la flambée d’Ebola se poursuit, le Dr Tedros soulignant qu’il est de la responsabilité de tous de mettre fin à cette flambée.  

Source : OMS

Antalgiques opioïdes : l’ANSM publie un état des lieux de la consommation en France

Alors qu’aux États-Unis la crise des opioïdes ne cesse de faire parler d’elle, l’ANSM publie un rapport sur la consommation des antalgiques opioïdes en France, dans le cadre de sa démarche de surveillance globale de l’utilisation des médicaments utilisés dans la prise en charge de la douleur.

Ainsi l’agence note qu’en l’espace de dix ans, la consommation d’antalgiques opioïdes a augmenté. Mais cette augmentation s’inscrit dans la politique d’amélioration de la prise en charge de la douleur, notamment des plans ministériels de lutte contre la douleur ayant été mis en place depuis 1998.

Néanmoins, l’agence observe également une augmentation du mésusage ainsi que des intoxications et des décès liés à l’utilisation des antalgiques opioïdes, qu’ils soient faibles ou forts, sans que la situation ne soit pour autant comparable à celle observée en Amérique du Nord.

L’enjeu, pour les autorités sanitaires françaises, consiste à sécuriser au mieux l’utilisation des antalgiques opioïdes sans restreindre leur accès aux patients qui en ont besoin.

Source : ANSM (le rapport)

Quelles performances pour le programme de dépistage organisé du cancer du sein en France ?

Cancer féminin le plus fréquent en France (59 000 nouveaux cas estimés en 2017) et première cause de mortalité chez la femme (environ 12 000 décès par an), le cancer du sein fait l’objet en France d’un programme de dépistage depuis 2004.

Ce programme est organisé au niveau national par la Direction générale de la santé (DGS), en collaboration avec l’Assurance maladie et l’Institut national du cancer (INCa). Au niveau régional, il est organisé par les agences régionales de santé (ARS) et au niveau départemental par des structures de gestion du dépistage. Les données recueillies chaque année sont transmises à Santé publique France, afin de constituer la base de données nationale du programme et d’en calculer les indicateurs nationaux et intra-nationaux afin d’en produire l’évaluation épidémiologique.

C’est cette évaluation qui a été publiée en février de cette année pour la période 2004-2014 et  dont Santé publique France livre les résultats.

Source : Santé publique France (le rapport)

Un senior à domicile sur cinq aidé régulièrement pour les tâches du quotidien

En 2015, 3 millions de personnes, âgées de 60 ans ou plus et vivant à domicile, déclarent être aidées régulièrement pour les activités de la vie quotidienne. Elles reçoivent le plus souvent une aide pour le ménage et les courses.

L’aide peut être représentée par des membres de la famille et/ou par des professionnels. Alors que les seniors les plus autonomes sont aidés en majorité uniquement par leur entourage, l’aide mixte devient prépondérante pour les plus dépendants. Il est à noter que 50% des seniors aidés le sont uniquement par leur entourage. Le nombre d’aidants augmente avec le niveau de dépendance.

Parmi les personnes aidées, une femme sur cinq et presqu’un homme sur deux le sont uniquement par leur conjoint.

Ces chiffres ont été obtenus d’après l’enquête Capacités, aides et ressources des seniors (CARE) de la DREES qui interroge 15 000 personnes à domicile.

Source: DRESS

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Février 2019

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2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Problèmes de santé des migrants : des risques majorés comparés aux habitants des pays d’accueil ?

C’est la conclusion du tout premier rapport portant sur la santé des personnes déplacées en Europe, réalisée par le bureau Europe de l’OMS en partenariat avec l’Institut National italien de la santé, de la Migration et de la Pauvreté (INMP).

Après avoir examiné plus de 13 000 documents, le rapport fait la synthèse des dernières données disponibles sur la santé des réfugiés et des migrants, notamment qu’un pourcentage important de ceux qui sont affectés par le VIH se sont infectés après leur arrivée en Europe et non avant.

Ce rapport met également en lumière d’autres problèmes de santé affectant les migrants, comme les pathologies psychiatriques ou les maladies non-transmissibles. Le rapport avance également des pistes pour améliorer la santé des réfugiés et des migrants en Europe.

Source : OMS Europe

Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022

Les conduites addictives concernent un très grand nombre de français et représentent un défi important pour la société. Quelle que soit la manière de consommer (consommateurs quotidiens, occasionnels), la substance ou le comportement incriminés (tabac, alcool, cannabis, jeux), les addictions s’étendent sur beaucoup de domaines et sont réparties sur tous les territoires.

Ce plan, qui fait suite au plan gouvernemental 2013-2017, actualise et intensifie la politique de lutte contre les pratiques addictives et s’articule autour de six grands défis :

 

  1. Protéger dès le plus jeune âge

  2. Mieux répondre aux conséquences des addictions pour les citoyens et la société

  3. Améliorer l’efficacité de la lutte contre le trafic

  4. Renforcer les connaissances et favoriser leur diffusion

  5. Renforcer la coopération internationale

  6. Créer les conditions de l’efficacité de l’action publique sur l’ensemble du territoire

Source : MILD&CA (le plan)

Évolution de la perception des risques de tabagisme en France : Baromètre Cancer 2015 de Santé publique France et de l’InCa

Premier facteur de risque évitable de cancer en France, le tabac a été déclaré responsable en 2015 de plus de 66 000 cas de cancers chez les adultes de plus de 30 ans.

Or, de la même manière que les mesures de lutte antitabac et les politiques de prévention, les perceptions de la population sur le tabagisme, ses risques associés et les bénéfices liés à l’arrêt peuvent influencer les comportements. C’est ce qu’analyse l’étude Baromètre Cancer de Santé publique France et l’Institut national du Cancer parue récemment.

Plusieurs points ressortent notamment

 

  • la perception du risque de cancer lié au tabagisme, très élevée dans la population française

  • le sentiment d’être bien informé sur les effets du tabac sur la santé, également très répandu avec plus de neuf personnes sur dix se déclarant bien ou très bien informés.

Il faut cependant nuancer ces perceptions en fonction des catégories socioprofessionnelles : en effet, ce sentiment est moindre chez les personnes sans diplôme et parmi les personnes aux revenus les plus faibles.

Sources : Santé publique France

 

Le Collège de France ouvre une nouvelle chaire consacrée à la Santé Publique

Créée en partenariat avec Santé publique France, la chaire de Santé Publique du collège de France est destinée à encourager l'excellence de la recherche et le débat intellectuel au meilleur niveau sur les questions de santé publique. Le professeur Arnaud Fontanet a été invité par l’Assemblée du Collège de France à occuper pendant une année cette chaire.

Dans son enseignement au Collège de France, intitulé « L'épidémiologie, ou la science de l'estimation du risque en santé publique », le Pr Arnaud Fontanet montrera que l’épidémiologie, à travers son histoire et les défis auxquels elle est confrontée, demeure une discipline exigeante et capable d’évoluer. Cette discipline a pour but d’affiner toujours plus notre compréhension des causes de la maladie, notamment les nouvelles pandémies dont le rythme d’émergence est estimé à cinq ans.

A partir de ses recherches, il tentera de répondre à quelques questions : Quels sont les niveaux de preuve et de causalité en épidémiologie ? Devons-nous encore avoir peur des pandémies ? Quels sont les apports concrets de cette discipline à la santé humaine ?

Il consacrera ensuite plusieurs séances aux cas qui l’ont occupés dans sa carrière et dont il est l’un des meilleurs spécialistes : l’hépatite C en Egypte ; le virus Zika et son vecteur Aedes aegypti ou encore le SRAS et le MERS dans une perspective de santé globale.

Sa leçon inaugurale a eu lieu le 31 janvier et ses cours débuteront le 4 février. Ces enseignements sont ouverts à tous sans condition d’inscription préalable, et seront mis en ligne et diffusés au fur et à mesure sur le site web du Collège de France.

Sources : Santé publique France (dossier de presse)

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