Actualités - Mars 2019

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

2015 11 24 NewsActualités en santé publique :

148 millions de dollars US...

...c’est la somme qui a été demandée en urgence aux donateurs engagés dans la riposte contre la flambée d’Ebola en République Démocratique du Congo par le directeur général de l’OMS (le Dr Tedros), afin que l’agence puisse poursuivre son travail et éviter un retour en arrière. Au 26 janvier, moins de 10 millions de dollars US avaient été promis.

La situation est problématique à plusieurs points de vue, le Dr Tedros la qualifiant comme étant « sans précédent » et que « jamais il ne s’est produit une flambée d’Ebola dans de telles conditions, avec une population très mobile et de nombreuses lacunes du système de santé ».

Sur le plan sécuritaire, la situation est également compliquée avec l’attaque récente d’un établissement de santé géré par Médecins Sans Frontière à Katwa.

Pour autant la riposte sanitaire contre la flambée d’Ebola se poursuit, le Dr Tedros soulignant qu’il est de la responsabilité de tous de mettre fin à cette flambée.  

Source : OMS

Antalgiques opioïdes : l’ANSM publie un état des lieux de la consommation en France

Alors qu’aux États-Unis la crise des opioïdes ne cesse de faire parler d’elle, l’ANSM publie un rapport sur la consommation des antalgiques opioïdes en France, dans le cadre de sa démarche de surveillance globale de l’utilisation des médicaments utilisés dans la prise en charge de la douleur.

Ainsi l’agence note qu’en l’espace de dix ans, la consommation d’antalgiques opioïdes a augmenté. Mais cette augmentation s’inscrit dans la politique d’amélioration de la prise en charge de la douleur, notamment des plans ministériels de lutte contre la douleur ayant été mis en place depuis 1998.

Néanmoins, l’agence observe également une augmentation du mésusage ainsi que des intoxications et des décès liés à l’utilisation des antalgiques opioïdes, qu’ils soient faibles ou forts, sans que la situation ne soit pour autant comparable à celle observée en Amérique du Nord.

L’enjeu, pour les autorités sanitaires françaises, consiste à sécuriser au mieux l’utilisation des antalgiques opioïdes sans restreindre leur accès aux patients qui en ont besoin.

Source : ANSM (le rapport)

Quelles performances pour le programme de dépistage organisé du cancer du sein en France ?

Cancer féminin le plus fréquent en France (59 000 nouveaux cas estimés en 2017) et première cause de mortalité chez la femme (environ 12 000 décès par an), le cancer du sein fait l’objet en France d’un programme de dépistage depuis 2004.

Ce programme est organisé au niveau national par la Direction générale de la santé (DGS), en collaboration avec l’Assurance maladie et l’Institut national du cancer (INCa). Au niveau régional, il est organisé par les agences régionales de santé (ARS) et au niveau départemental par des structures de gestion du dépistage. Les données recueillies chaque année sont transmises à Santé publique France, afin de constituer la base de données nationale du programme et d’en calculer les indicateurs nationaux et intra-nationaux afin d’en produire l’évaluation épidémiologique.

C’est cette évaluation qui a été publiée en février de cette année pour la période 2004-2014 et  dont Santé publique France livre les résultats.

Source : Santé publique France (le rapport)

Un senior à domicile sur cinq aidé régulièrement pour les tâches du quotidien

En 2015, 3 millions de personnes, âgées de 60 ans ou plus et vivant à domicile, déclarent être aidées régulièrement pour les activités de la vie quotidienne. Elles reçoivent le plus souvent une aide pour le ménage et les courses.

L’aide peut être représentée par des membres de la famille et/ou par des professionnels. Alors que les seniors les plus autonomes sont aidés en majorité uniquement par leur entourage, l’aide mixte devient prépondérante pour les plus dépendants. Il est à noter que 50% des seniors aidés le sont uniquement par leur entourage. Le nombre d’aidants augmente avec le niveau de dépendance.

Parmi les personnes aidées, une femme sur cinq et presqu’un homme sur deux le sont uniquement par leur conjoint.

Ces chiffres ont été obtenus d’après l’enquête Capacités, aides et ressources des seniors (CARE) de la DREES qui interroge 15 000 personnes à domicile.

Source: DRESS

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Février 2019

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Problèmes de santé des migrants : des risques majorés comparés aux habitants des pays d’accueil ?

C’est la conclusion du tout premier rapport portant sur la santé des personnes déplacées en Europe, réalisée par le bureau Europe de l’OMS en partenariat avec l’Institut National italien de la santé, de la Migration et de la Pauvreté (INMP).

Après avoir examiné plus de 13 000 documents, le rapport fait la synthèse des dernières données disponibles sur la santé des réfugiés et des migrants, notamment qu’un pourcentage important de ceux qui sont affectés par le VIH se sont infectés après leur arrivée en Europe et non avant.

Ce rapport met également en lumière d’autres problèmes de santé affectant les migrants, comme les pathologies psychiatriques ou les maladies non-transmissibles. Le rapport avance également des pistes pour améliorer la santé des réfugiés et des migrants en Europe.

Source : OMS Europe

Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022

Les conduites addictives concernent un très grand nombre de français et représentent un défi important pour la société. Quelle que soit la manière de consommer (consommateurs quotidiens, occasionnels), la substance ou le comportement incriminés (tabac, alcool, cannabis, jeux), les addictions s’étendent sur beaucoup de domaines et sont réparties sur tous les territoires.

Ce plan, qui fait suite au plan gouvernemental 2013-2017, actualise et intensifie la politique de lutte contre les pratiques addictives et s’articule autour de six grands défis :

 

  1. Protéger dès le plus jeune âge

  2. Mieux répondre aux conséquences des addictions pour les citoyens et la société

  3. Améliorer l’efficacité de la lutte contre le trafic

  4. Renforcer les connaissances et favoriser leur diffusion

  5. Renforcer la coopération internationale

  6. Créer les conditions de l’efficacité de l’action publique sur l’ensemble du territoire

Source : MILD&CA (le plan)

Évolution de la perception des risques de tabagisme en France : Baromètre Cancer 2015 de Santé publique France et de l’InCa

Premier facteur de risque évitable de cancer en France, le tabac a été déclaré responsable en 2015 de plus de 66 000 cas de cancers chez les adultes de plus de 30 ans.

Or, de la même manière que les mesures de lutte antitabac et les politiques de prévention, les perceptions de la population sur le tabagisme, ses risques associés et les bénéfices liés à l’arrêt peuvent influencer les comportements. C’est ce qu’analyse l’étude Baromètre Cancer de Santé publique France et l’Institut national du Cancer parue récemment.

Plusieurs points ressortent notamment

 

  • la perception du risque de cancer lié au tabagisme, très élevée dans la population française

  • le sentiment d’être bien informé sur les effets du tabac sur la santé, également très répandu avec plus de neuf personnes sur dix se déclarant bien ou très bien informés.

Il faut cependant nuancer ces perceptions en fonction des catégories socioprofessionnelles : en effet, ce sentiment est moindre chez les personnes sans diplôme et parmi les personnes aux revenus les plus faibles.

Sources : Santé publique France

 

Le Collège de France ouvre une nouvelle chaire consacrée à la Santé Publique

Créée en partenariat avec Santé publique France, la chaire de Santé Publique du collège de France est destinée à encourager l'excellence de la recherche et le débat intellectuel au meilleur niveau sur les questions de santé publique. Le professeur Arnaud Fontanet a été invité par l’Assemblée du Collège de France à occuper pendant une année cette chaire.

Dans son enseignement au Collège de France, intitulé « L'épidémiologie, ou la science de l'estimation du risque en santé publique », le Pr Arnaud Fontanet montrera que l’épidémiologie, à travers son histoire et les défis auxquels elle est confrontée, demeure une discipline exigeante et capable d’évoluer. Cette discipline a pour but d’affiner toujours plus notre compréhension des causes de la maladie, notamment les nouvelles pandémies dont le rythme d’émergence est estimé à cinq ans.

A partir de ses recherches, il tentera de répondre à quelques questions : Quels sont les niveaux de preuve et de causalité en épidémiologie ? Devons-nous encore avoir peur des pandémies ? Quels sont les apports concrets de cette discipline à la santé humaine ?

Il consacrera ensuite plusieurs séances aux cas qui l’ont occupés dans sa carrière et dont il est l’un des meilleurs spécialistes : l’hépatite C en Egypte ; le virus Zika et son vecteur Aedes aegypti ou encore le SRAS et le MERS dans une perspective de santé globale.

Sa leçon inaugurale a eu lieu le 31 janvier et ses cours débuteront le 4 février. Ces enseignements sont ouverts à tous sans condition d’inscription préalable, et seront mis en ligne et diffusés au fur et à mesure sur le site web du Collège de France.

Sources : Santé publique France (dossier de presse)

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Janvier 2019

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Il y a quelques semaines, un scientifique chinois formé aux États-Unis, le Dr He Jiankiu, professeur à l’université de Shenzen, a annoncé avoir accompagné la mise au monde de deux jumelles, Lulu et Nana, dont il a édité le génome au stade embryonnaire à l’aide de la technique d’édition CRISPR/Cas9 dans le but d’inactiver le gène CCR5 afin de les rendre résistantes au VIH.

Cette annonce a fait l’effet d’une bombe dans l’ensemble du monde scientifique. En effet, l’édition du génome au stade embryonnaire est considérée comme relevant du principe de l’eugénisme et interdite au niveau international par la Convention d’Oviedo par principe de protection du Patrimoine Génétique de l’Humanité.  

De plus, la technique CRISPR/Cas9 n’étant pas précise à 100 %, il se peut que d’autres gènes que ceux ciblés aient été altérés chez les fillettes. Cela pose des interrogations et soulève d’autant plus de questions éthiques quant aux conséquences sur leur santé future. D’autant plus que ces modifications seraient par définition transmissibles à leur descendance.

Face à cela, le Comité Consultatif National d’Éthique rappelle et maintient son opposition au transfert d’embryons humains génétiquement modifiés, rappelée dans sa contribution à la révision de la loi de Bioéthique de 2011. Le CCNE appelle à la mise en place d’une gouvernance renforcée à l’échelle mondiale, afin de répondre à l’évolution rapide de ces technologies et aux questions qu’elles soulèvent.

Source : Comité Consultatif National d’Éthique

Le changement climatique : des objectifs aux bénéfices supérieurs aux coûts

Adopté suite à la COP21, l’Accord de Paris définit des objectifs ambitieux et onéreux en termes de lutte contre le changement climatique. Cependant et selon un rapport réalisé par l’OMS et présenté lors de la COP24 de Katowice (Pologne), ces objectifs rapporteraient le double que ce qu’ils coûtent réellement.

Ainsi, près d’un million de vies pourraient être sauvées par an dans le monde d’ici à 2050. En effet, parmi les causes les plus notables du changement climatique, la pollution atmosphérique provoque chaque année environ 7 millions de décès au niveau mondial et coûte environ 5110 milliards (US $) de pertes en matière de bien-être. Cela représente l’une des premières causes de mortalité dans le monde.

Sur les quinze pays émettant les plus grandes quantités de gaz à effet de serre, on estime que les conséquences de la pollution de l’air sur la santé représentent environ de 4 % du PIB. Or les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris nécessiteraient que l’on y consacre environ 1 % du PIB mondial.

Dans ce cadre, le rapport spécial de l’OMS propose des recommandations aux gouvernements pour optimiser la lutte contre le changement climatique et garantir une amélioration de la santé afin d’éviter d’aggraver les répercussions sanitaires de ce problème global.

Sources : OMS

Renforcement du contrôle de l’usage des dispositifs médicaux

Le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICJI) a mené une enquête portant sur les dispositifs médicaux. Elle dénonce l’absence de contrôle étatique au niveau de la commercialisation des dispositifs médicaux au niveau européen, et relève que seul un marquage CE suffit dans la majorité des cas.

L’Académie Nationale de Médecine, qui a donné son avis, appelle à un meilleur contrôle des dispositifs médicaux implantables.

Elle rappelle également qu’à compter de 2020, le nouveau marquage CE doit inclure les études cliniques préalables pour les DE implantables ainsi qu’un suivi en vie réelle avec un identifiant unique. De surcroît, une base de données européenne, baptisée EUDAMED, sera mise en service cette même année.

 Sources : l'Académie nationale de médecine (EUDAMED)

Le Dr Denis Mukwege, ‘l’homme qui répare les femmes’, co-récipiendaire du prix Nobel de la Paix 2018

Le Dr Denis Mukwege, médecin congolais spécialisé en gynécologie et formé au Burundi puis en France (à Angers), travaille depuis près de trente ans à réparer les femmes victimes de mutilations génitales dans son pays, la République Démocratique du Congo.

Il a obtenu le prix Nobel de la Paix en 2018, en compagnie de Nadia Murad, pour son engagement humanitaire.

Ci-joint: une inverview du Dr. Mukwege

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Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Actualités - Décembre 2018

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Semaine Mondiale du Bon Usage des Antibiotiques

            Menace croissante pour la santé mondiale, la résistance aux antibiotiques ou antibio-résistance dénombre annuellement près de 700 000 victimes.

            À l’occasion de la semaine mondiale pour le bon usage des antibiotiques, l’OMS/Europe s’est associée au FAO et à l’OIE afin d’inciter les pouvoir publics à adopter l’approche One Health.

            Partant du principe que la majorité des maladies humaines sont d’origine animale, cette approche multisectorielle vise à la conception et la mise en œuvre d’un cadre politique, législatif et de recherche afin de mettre en collaboration plusieurs secteurs en vue d’améliorer les résultats en matière de Santé Publique.

Les enjeux actuels sont de plusieurs natures :

  • Les antimicrobiens sont largement utilisés dans la production animale, pour favoriser la croissance ou pour prévenir les infections. Cette surconsommation d’antimicrobiens peut entraîner une pharmaco-résistance accrue.
  • Les mêmes classes d’antimicrobiens sont souvent utilisées chez l’homme ainsi que chez les animaux destinés à l’alimentation.
  • La chaîne alimentaire constitue une voie importante de transmission des maladies, et nécessite une surveillance et une coordination étroites afin de prévenir leur propagation.

Face au défi que représente l’antibio-résistance, il est plus que jamais nécessaire de coordonner les interventions de manière multidisciplinaire.

Sources:OMS Europe, Santé publique France (en partenariat avec l'ANSM) et l'ANSES

Rapport de la Cour des comptes sur le virage ambulatoire du système de santé

            Pour un nombre croissant d’interventions, les progrès techniques et organisationnels rendent possible une prise en charge de jour à l’hôpital, en améliorant la qualité des soins et le confort des patients et en mobilisant moins de ressources qu’une hospitalisation conventionnelle. Ce mode de prise en charge, dite ambulatoire, permet généralement une récupération plus rapide du patient et une réduction des risques associés aux soins.

            Si l’objectif d’un développement du mode ambulatoire s’est affirmé au début des années 2000, la Cour a souligné dans son rapport sur la sécurité sociale de 2013 le manque d’impulsion donnée par les pouvoirs publics à l’essor de la chirurgie ambulatoire, malgré l’ampleur des économies qui pourraient en résulter pour l’assurance maladie. Par la suite, elle a fait valoir que le développement de la chirurgie ambulatoire, désormais engagé, s’accompagnait d’une substitution trop lente à l’hospitalisation conventionnelle avec nuitée

            La notion plus large de « virage ambulatoire » comme ambition des politiques de santé n’a quant à elle que récemment émergé, à l’occasion des débats préparatoires à la stratégie nationale de santé en 2013, puis à la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016. Elle recouvre deux aspects distincts : d’une part, une réduction des hospitalisations conventionnelles au profit d’hospitalisations de jour ; d’autre part, la substitution de soins médicaux et paramédicaux en ville à des prises en charge réalisées à l’hôpital, soit parce que le séjour hospitalier a été évité, soit parce qu’il a été raccourci, mais accompagné d’un suivi organisé en ville. Dans tous les cas, les patients doivent bénéficier d’une qualité au moins égale de prise en charge.

            Dans le cadre de la stratégie nationale de santé 2018-2022, les pouvoirs publics ont affirmé l’ambition de porter à 70 % en 2022 le taux de chirurgie ambulatoire et fixé un objectif de 55 % de séjours hospitaliers de médecine en ambulatoire à cette même échéance.

            Dans le prolongement de ses précédents travaux, la Cour a examiné le développement des prises en charge ambulatoires à l’hôpital, ses incidences sur les capacités hospitalières et les dépenses d’assurance maladie, ainsi que les conditions à réunir pour faire du virage ambulatoire un outil de transformation de l’offre de soins en ville comme à l’hôpital.

            Le virage ambulatoire est engagé à l’hôpital en chirurgie, mais encore trop peu en médecine ; il a un impact incertain sur les dépenses de santé. Pour devenir un réel levier de transformation du système de santé au bénéfice des patients, il appelle des actions de plus grande ampleur des pouvoirs publics pour réorganiser l’offre de soins médicaux, en ville comme à l’hôpital.

Sources : Cour des comptes

Traitements contre Ebola : premier essai contrôlé randomisé en République démocratique du Congo

            Alors que l’épidémie d’Ebola sévit actuellement en République démocratique du Congo et particulièrement au Nord-Kivu et dans l’Ituri, le ministère de la santé de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la mise en place d’un essai contrôlé randomisé afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des médicaments utilisés dans le traitement des patients infectés par le virus Ebola dans le cadre d’une initiative de l’Organisation mondiale de la Santé.

            Depuis le début de l’épidémie, 412 cas suspects ont été recensés dont 365 confirmés, d’après le ministère de la santé de la RDC.

            « Alors que toute notre attention vise à mettre un terme à cette flambée, le lancement de l’essai contrôlé randomisé en RDC est une étape importante en vue de trouver un traitement contre le virus Ebola qui sauvera des vies», a déclaré le Directeur général de l’OMS.

            L’essai actuel est coordonné par l’OMS, dirigé et parrainé par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC, en partenariat avec le Ministère de la santé, le NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases et l’alliance ALIMA (Alliance for International Medical Action).

Source : OMS

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Actualités - Novembre 2018

Écrit par Pierre BALAYE le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Pollution et santé des enfants :

Plus de 90 % des enfants dans le monde respirent chaque jour un air pollué : c’est la conclusion d’un rapport de l’OMS sur la pollution de l’air et la santé de l’enfant publié récemment. Plus précisément, l’OMS estime que chaque jour, près de 93 % des enfants de moins de 15 ans dans le monde, soit 1,8 milliards d’enfants, respirent un air si pollué que leur santé et leur développement sont gravement mis en danger.

Les enfants sont plus vulnérables à la pollution de l’air pour plusieurs raisons : d’une part, ils respirent plus rapidement que les adultes et absorbent ainsi davantage de polluants, d’autre part ils vivent plus près du sol, ou certains polluants atteignent des concentrations record.

Or, cette pollution a de nombreux effets négatifs sur leur santé. Outre un risque accru de naissance prématurée, la pollution de l’air a des répercussions sur leur développement neurologique et leurs capacités cognitives et peut provoquer de l’asthme et certains cancers. Les enfants exposés à la pollution ont de surcroit un risque élevé de développer au cours de leur vie des maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires.

Devant ce constat, l’OMS soutient la mise en œuvre de mesures de politique générale favorisant la santé de l’enfant, position qu’elle va défendre lors de la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé qui a débuté le 30 octobre à Genève.

Source : OMS

Agénésies transverses des membres supérieurs : retour sur les faits

L’agénésie transverse des membres supérieurs se définit par l’absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon. Malformation rare en France, son incidence est d’environ un cas pour 10 000 naissances, soit environ 150 cas par an. Plurifactorielle, elle peut être due à des anomalies chromosomiques, un effet tératogène de certains médicaments telle que la thalidomide ou d’origine mécanique pendant la grossesse. D’autres causes en lien avec l’environnement sont suspectées.

En France, six registres s’occupent de la surveillance de ces anomalies et couvrent seulement 20 % de la population française.

Trois clusters ont été signalés en France sur ces dernières années, faisant suspecter une origine commune. Ces clusters sont situés en Loire-Atlantique, dans l’Ain et dans le Morbihan.

Aucune exposition commune sur l’origine de ses malformations n’a été retrouvée.

Une polémique est cependant née sur le cluster de l’Ain. Leur registre, le « Remera » , trouve un excès de cas par rapport à la moyenne nationale. Les investigations autour du cluster de l’Ain se poursuivent.

Sources : Santé publique France

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