Actualités - Décembre 2018

le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Semaine Mondiale du Bon Usage des Antibiotiques

            Menace croissante pour la santé mondiale, la résistance aux antibiotiques ou antibio-résistance dénombre annuellement près de 700 000 victimes.

            À l’occasion de la semaine mondiale pour le bon usage des antibiotiques, l’OMS/Europe s’est associée au FAO et à l’OIE afin d’inciter les pouvoir publics à adopter l’approche One Health.

            Partant du principe que la majorité des maladies humaines sont d’origine animale, cette approche multisectorielle vise à la conception et la mise en œuvre d’un cadre politique, législatif et de recherche afin de mettre en collaboration plusieurs secteurs en vue d’améliorer les résultats en matière de Santé Publique.

Les enjeux actuels sont de plusieurs natures :

  • Les antimicrobiens sont largement utilisés dans la production animale, pour favoriser la croissance ou pour prévenir les infections. Cette surconsommation d’antimicrobiens peut entraîner une pharmaco-résistance accrue.
  • Les mêmes classes d’antimicrobiens sont souvent utilisées chez l’homme ainsi que chez les animaux destinés à l’alimentation.
  • La chaîne alimentaire constitue une voie importante de transmission des maladies, et nécessite une surveillance et une coordination étroites afin de prévenir leur propagation.

Face au défi que représente l’antibio-résistance, il est plus que jamais nécessaire de coordonner les interventions de manière multidisciplinaire.

Sources:OMS Europe, Santé publique France (en partenariat avec l'ANSM) et l'ANSES

Rapport de la Cour des comptes sur le virage ambulatoire du système de santé

            Pour un nombre croissant d’interventions, les progrès techniques et organisationnels rendent possible une prise en charge de jour à l’hôpital, en améliorant la qualité des soins et le confort des patients et en mobilisant moins de ressources qu’une hospitalisation conventionnelle. Ce mode de prise en charge, dite ambulatoire, permet généralement une récupération plus rapide du patient et une réduction des risques associés aux soins.

            Si l’objectif d’un développement du mode ambulatoire s’est affirmé au début des années 2000, la Cour a souligné dans son rapport sur la sécurité sociale de 2013 le manque d’impulsion donnée par les pouvoirs publics à l’essor de la chirurgie ambulatoire, malgré l’ampleur des économies qui pourraient en résulter pour l’assurance maladie. Par la suite, elle a fait valoir que le développement de la chirurgie ambulatoire, désormais engagé, s’accompagnait d’une substitution trop lente à l’hospitalisation conventionnelle avec nuitée

            La notion plus large de « virage ambulatoire » comme ambition des politiques de santé n’a quant à elle que récemment émergé, à l’occasion des débats préparatoires à la stratégie nationale de santé en 2013, puis à la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016. Elle recouvre deux aspects distincts : d’une part, une réduction des hospitalisations conventionnelles au profit d’hospitalisations de jour ; d’autre part, la substitution de soins médicaux et paramédicaux en ville à des prises en charge réalisées à l’hôpital, soit parce que le séjour hospitalier a été évité, soit parce qu’il a été raccourci, mais accompagné d’un suivi organisé en ville. Dans tous les cas, les patients doivent bénéficier d’une qualité au moins égale de prise en charge.

            Dans le cadre de la stratégie nationale de santé 2018-2022, les pouvoirs publics ont affirmé l’ambition de porter à 70 % en 2022 le taux de chirurgie ambulatoire et fixé un objectif de 55 % de séjours hospitaliers de médecine en ambulatoire à cette même échéance.

            Dans le prolongement de ses précédents travaux, la Cour a examiné le développement des prises en charge ambulatoires à l’hôpital, ses incidences sur les capacités hospitalières et les dépenses d’assurance maladie, ainsi que les conditions à réunir pour faire du virage ambulatoire un outil de transformation de l’offre de soins en ville comme à l’hôpital.

            Le virage ambulatoire est engagé à l’hôpital en chirurgie, mais encore trop peu en médecine ; il a un impact incertain sur les dépenses de santé. Pour devenir un réel levier de transformation du système de santé au bénéfice des patients, il appelle des actions de plus grande ampleur des pouvoirs publics pour réorganiser l’offre de soins médicaux, en ville comme à l’hôpital.

Sources : Cour des comptes

Traitements contre Ebola : premier essai contrôlé randomisé en République démocratique du Congo

            Alors que l’épidémie d’Ebola sévit actuellement en République démocratique du Congo et particulièrement au Nord-Kivu et dans l’Ituri, le ministère de la santé de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la mise en place d’un essai contrôlé randomisé afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des médicaments utilisés dans le traitement des patients infectés par le virus Ebola dans le cadre d’une initiative de l’Organisation mondiale de la Santé.

            Depuis le début de l’épidémie, 412 cas suspects ont été recensés dont 365 confirmés, d’après le ministère de la santé de la RDC.

            « Alors que toute notre attention vise à mettre un terme à cette flambée, le lancement de l’essai contrôlé randomisé en RDC est une étape importante en vue de trouver un traitement contre le virus Ebola qui sauvera des vies», a déclaré le Directeur général de l’OMS.

            L’essai actuel est coordonné par l’OMS, dirigé et parrainé par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC, en partenariat avec le Ministère de la santé, le NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases et l’alliance ALIMA (Alliance for International Medical Action).

Source : OMS

Rapports / avis / articles d’intérêt :

Publications de journaux :

Newsletters :

Save the date… SeGaMed 2018 Nov. 30th - Dec. 1st Nice, 06, FR

le . Publié dans A venir

Pour la 7ème année consécutive, la faculté de médecine de Nice organise le colloque international SeGaMed (http://segamed.eu) les 30 novembre et 1er décembre 2018. Le fil conducteur de cette année sera "de l'innovation à la diffusion" en prenant appui sur la mise en place du service sanitaire pour les étudiants de L3 en médecine, pharmacie, odontologie, sages-femmes, kinésithérapeutes.

Les inscriptions se font en ligne.

Actualités - Novembre 2018

le . Publié dans Infos

2015 11 24 News

Actualités en santé publique :

Pollution et santé des enfants :

Plus de 90 % des enfants dans le monde respirent chaque jour un air pollué : c’est la conclusion d’un rapport de l’OMS sur la pollution de l’air et la santé de l’enfant publié récemment. Plus précisément, l’OMS estime que chaque jour, près de 93 % des enfants de moins de 15 ans dans le monde, soit 1,8 milliards d’enfants, respirent un air si pollué que leur santé et leur développement sont gravement mis en danger.

Les enfants sont plus vulnérables à la pollution de l’air pour plusieurs raisons : d’une part, ils respirent plus rapidement que les adultes et absorbent ainsi davantage de polluants, d’autre part ils vivent plus près du sol, ou certains polluants atteignent des concentrations record.

Or, cette pollution a de nombreux effets négatifs sur leur santé. Outre un risque accru de naissance prématurée, la pollution de l’air a des répercussions sur leur développement neurologique et leurs capacités cognitives et peut provoquer de l’asthme et certains cancers. Les enfants exposés à la pollution ont de surcroit un risque élevé de développer au cours de leur vie des maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires.

Devant ce constat, l’OMS soutient la mise en œuvre de mesures de politique générale favorisant la santé de l’enfant, position qu’elle va défendre lors de la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé qui a débuté le 30 octobre à Genève.

Source : OMS

Agénésies transverses des membres supérieurs : retour sur les faits

L’agénésie transverse des membres supérieurs se définit par l’absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon. Malformation rare en France, son incidence est d’environ un cas pour 10 000 naissances, soit environ 150 cas par an. Plurifactorielle, elle peut être due à des anomalies chromosomiques, un effet tératogène de certains médicaments telle que la thalidomide ou d’origine mécanique pendant la grossesse. D’autres causes en lien avec l’environnement sont suspectées.

En France, six registres s’occupent de la surveillance de ces anomalies et couvrent seulement 20 % de la population française.

Trois clusters ont été signalés en France sur ces dernières années, faisant suspecter une origine commune. Ces clusters sont situés en Loire-Atlantique, dans l’Ain et dans le Morbihan.

Aucune exposition commune sur l’origine de ses malformations n’a été retrouvée.

Une polémique est cependant née sur le cluster de l’Ain. Leur registre, le « Remera » , trouve un excès de cas par rapport à la moyenne nationale. Les investigations autour du cluster de l’Ain se poursuivent.

Sources : Santé publique France

Rapports / avis / articles d’intérêt :

Publications de journaux :

Newsletters :

 

SANTÉ ET BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL, RÉALITÉ OU UTOPIE ?

le . Publié dans A venir

Sante bien etre travail
Jeudi 6 décembre de 8h30 à 16h30
Immeuble Jacques Chaban-Delmas - Salle Victor Hugo
101, rue de l’Université - 75007 Paris

Travailleurs indépendants, salariés de petites ou grandes entreprises, quel accès à la santé et au bien-être ? Quels engagements du dirigeant pour quels résultats ? Quelle frontière entre la responsabilité individuelle et collective ? Peut–on réellement concilier voire réconcilier santé, bien-être et performance ?

> Consultez le programme de la journée en cliquant ici

> Inscrivez-vous en ligne
(obligatoire et dans la limite des places disponibles)

 

Communiqué

le . Publié dans Autres articles

wer

 Le médecin de santé publique, un professionnel indispensable à l’atteinte des objectifs de “ma santé 2022”

Les grandes trajectoires de la transformation de notre système de santé, visant à améliorer la pertinence des prises en charge dans une logique de parcours organisés dans les territoires, ont été présentées le 18 septembre dernier par le Président de la République et les ministres des Solidarités et de la Santé et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Au-delà des dispositifs de coordination et des changements structuraux envisagés, la place et la formation des professionnels de santé sont interrogées.

Parce qu’il est déjà formé à diagnostiquer les problèmes de santé d’une population, à mettre en œuvre les interventions nécessaires et à en évaluer l’impact, tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles, le médecin spécialiste de santé publique apparaît comme un professionnel indispensable à l’atteinte des objectifs de “ma santé 2022”. Placé à l’interface entre les acteurs du soin, de l'action publique et de la société civile, du fait de sa polyvalence et de sa capacité d’adaptation, le médecin de santé publique participe au décloisonnement du système de santé.

1/ Le médecin de santé publique mobilise professionnels et usagers pour favoriser la qualité et replacer le patient au cœur du soin. Expert de la qualité des soins et de leur sécurité au service des patients, il travaille à inclure l’usager dans l'évaluation et l’amélioration de la pertinence de sa prise en charge, s’inscrivant pleinement dans une démarche de démocratie sanitaire.

2/ Acteur du décloisonnement, le médecin de santé publique s’intègre dans un collectif de soins au service des patients. Avec les différentes parties prenantes, le médecin de santé publique élabore un diagnostic territorial de santé permettant de structurer avec cohérence la prise en charge de la population sur un territoire, tant en ville qu’à l’hôpital. Il fait le lien entre les différents acteurs de la santé impliqués sur ce territoire et contribue ainsi à rapprocher les professionnels du sanitaire, du médico-social et du social, les institutionnels, les associatifs et les élus. Il facilite l’implication des professionnels de la ville dans les dispositifs d’exercice coordonné tout en favorisant leur articulation avec les professionnels des groupements hospitaliers de territoire (GHT), dans le but d’optimiser les parcours de soins. Enfin, il contribue à l’évaluation de l’ensemble des organisations mises en place et à la rationalisation des ressources engagées. Il permet ainsi d’inscrire durablement les politiques de santé sur le territoire.

3/ Un cadre d’exercice territorial de médecin de santé publique doit ainsi être formalisé afin de répondre au mieux aux enjeux de la santé de demain. Sous la forme d’une pratique facilitant la fonction d’interface, ce cadre doit se déployer selon trois dimensions :

  • l’action en santé publique, avec l’élaboration, le pilotage et l’évaluation de projets de santé territoriaux globaux, cohérents, impliquant tous les acteurs, professionnels et usagers, au sein des différents dispositifs (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé - CPTS, GHT …) ;
  • l’aide à la décision en santé publique, avec l’apport de son expertise à l’échelle collective pour assurer l’amélioration de la santé de la population ;
  • la recherche structurée en santé publique, tant en organisation et qualité des soins qu’en prévention et promotion de la santé.

CLISP (Collège de Liaison des Internes de Santé Publique) contact@clisp.fr

SNSP (Syndicat National des médecins spécialistes de Santé Publique) president@snsp.org

AISP (Alumni de l’Internat de Santé Publique) contact@ancien-interne-santepub.fr

Editorial de la présidente - Bulletin 37

le . Publié dans Editorial

Sara corbin

 

Ce bulletin est l’occasion de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux co-internes issus des ECNi 2018. Le CLiSP est heureux de vous recevoir à l’occasion du 10ème séminaire d’accueil des nouveaux internes (SANI), une expérience toujours enrichissante pour les plus jeunes comme les moins jeunes. A ce titre, je tiens à remercier tous les internes qui se sont impliqués et qui ont travaillé dur à la construction de la 10ème édition de ce séminaire.

 

Ce bulletin est aussi l’occasion de réaffirmer la volonté forte du CliSP de créer du lien entre les internes de toute la France et de toutes les promotions, à travers ses divers séminaires, la représentation au sein de chaque subdivision, et la mise en place très prochainement d’un système de parrainage entre internes. Un grand merci au collège et à tous les internes impliqués sur ces différents projets, sans qui tout ceci ne serait possible.

 

Enfin ce bulletin est l’occasion de vous présenter notre nouveau bureau, dynamique et motivé, qui a bien l’intention de travailler dans la continuité de l’ancien, intelligemment mené par Sylvain Gautier, qu’on ne peut que remercier pour son implication à toute épreuve pour le CLiSP et l’avenir de notre spécialité.

 

La médecine de santé publique, un choix audacieux

Chers néo-internes,

Si vous lisez ces lignes aujourd’hui c’est que vous avez fait un choix audacieux, qui vous a sûrement tenu éveillé de longues heures le soir, à vous demander s’il était judicieux. Judicieux d’opter pour une spécialité si éloignée de tout ce que vous avez connu jusqu’à présent ?

Mais regardez autour de vous, échangez avec vos voisins, vous vous rendrez compte que vous êtes entourés de gens aux parcours de vie passionnants, ayant choisi de sortir des sentiers battus pour s’aventurer dans des voies inconnues qui reflètent leur curiosité, et qui, comme vous, espèrent que cette piste soit la bonne.

Si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, rassurez-vous, vous êtes ici à votre place.

La médecine de santé publique, une spécialité enivrante mais exigeante

La santé publique est par bien des aspects enivrante : les possibilités semblent infinies et les perspectives toujours passionnantes.

 

On pourrait la comparer à une mer, calme, dont les vagues viennent s’échouer l’une après l’autre à vos pieds, laissant derrière elles une écume blanche, une odeur iodée et dont le simple bruit, vague après vague est apaisant.

 

A première vue, cette mer impressionnante de par son étendue jusqu’à l’horizon, de par sa profondeur impalpable, peut faire peur. On a du mal à y définir un chemin, ou va-t-on ? Ne va-t-on pas s’y noyer ?

 

Puis on baisse les yeux, et c’est là qu’on les voit, ces petites vaguelettes cassant régulièrement la ligne de l’eau pour venir nous lécher les pieds. Chaque vague apporte une nouvelle idée, une nouvelle perspective. Les combinaisons sont infinies. C’est alors qu’on croit avoir découvert le secret de la mer, qu’on se sent enivré et transporté par la beauté du paysage, et tous les possibles qu’il représente. Quel sentiment de liberté !

 

Mais il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. Tout marin a appris la leçon à ses dépens. Tout comme la mer, la santé publique est exigeante, elle nécessite le développement de compétences nouvelles qui vous permettront de naviguer à travers ses eaux agitées. Et parfois, alors qu’on traverse une tempête, épuisé par les vents et la houle, on s’interroge sur le chemin à prendre pour rejoindre la côte : a-t-on fait le bon choix ?

 

Mais, une fois la terre ferme regagnée, le vent tombé et le calme retrouvé, on ne peut s’empêcher de contempler à nouveau, la mer, admiratif des sensations qu’elle procure et du sentiment d’appartenance que l’on ressent lorsqu’on la navigue. Appartenance à un tout, démesurément plus grand que nous, lien indescriptible avec la vie qui nous entoure.

 

On est tout petit devant l’immensité de la mer, mais on y est à sa place, et notre rôle est d’autant plus important que nous ne naviguons pas seul.

La médecine de santé publique, mais qu’est-ce finalement ?

Tous ces jolis mots, c’est bien, mais vous vous interrogez probablement toujours : qu’est-ce finalement que la médecine de santé publique ?

La médecine de santé publique s’évertue à prendre en compte la santé dans sa globalité, à prendre du recul sur le microcosme du soin pour voir le tableau plus complet de la santé, dans toutes ses intrications avec les autres aspects de la vie des individus et des populations.

Ceci nécessite une prise en compte de la complexité des schémas de vie. Le médecin de santé publique se retrouve donc à l’interface de deux mondes : le monde du soin et celui de la santé publique. Il est le maillon qui permet de relier ces deux paradigmes opposant l’individu à la population, la prise en charge de la maladie à la prise en compte des chemins de vie. Le médecin de santé publique est essentiel à l’articulation de ces mondes qui communiquent si peu et qui pourtant ont tellement à s’apporter.

Bienvenue dans une année charnière

Pour conclure je dirais que vous êtes aujourd’hui à l’orée d’une année charnière dans votre vie.

Année pendant laquelle vous allez découvrir de nouvelles disciplines et vous découvrir, très probablement, de nouvelles passions.

Année pendant laquelle vous allez vous sentir enivré par la liberté intellectuelle que procure l’apprentissage de la santé publique.

Mais aussi, année pendant laquelle vous allez sûrement douter de vos choix. Rassurez-vous, le doute est partie intégrante du processus. Et si vous vous interrogez, vous n’êtes sûrement pas le seul, n’hésitez pas à explorer ces doutes et à les partager.

Enfin, vous êtes à l’orée d’une année au cours de laquelle vous allez vous sentir connecté au reste du monde, à l’être humain, à l’environnement, à la vie.

En tout cas, c’est tout ce que je vous souhaite !

Bienvenue !

 

Sara Corbin, présidente du CliSP 2018-2019

Fin de mandat et 30 ans du CliSP : « on fait l’bilan, calmement »…


Un an déjà ! Un an c’est long mais c’est aussi court quand on voit tous les chantiers qui ont été lancés (nouvelle identité visuelle de l’association, rénovation du site internet, vidéos de médecins de santé publique) et les nouvelles problématiques, en lien avec le DES de santé publique, qui émergent (mise en œuvre de la R3C, difficulté d’accès aux M2, etc.). Nous aurons eu à cœur, à nouveau durant ce mandat, de défendre vos intérêts au plus près de vos besoins et de vos réalités, aidés de vos représentants. Ces représentants, désormais présents dans chaque subdivision, que l’on souhaite encore plus opérationnels et investis dans leur rôle de relai d’information entre vous et votre association représentative. Une association qui fête (déjà !) ses 30 ans. Nous aurons l’occasion, durant ce CliSPro, de célébrer cette date anniversaire comme il se doit, entourés de ceux, co-fondateurs, anciens présidents et membres d’honneur, qui ont œuvré ces dernières années en son sein.

 

Un CliSPro très « pro »

 

Nous avons fait le choix cette année de renommer les « Journées du CliSP » en « CliSPro » afin d’affirmer la spécificité de cette événement qui, en complémentarité d’autres évènements (SANFI, séminaires régionaux, etc.), se veut résolument tourné vers le monde professionnel. En effet, nous sommes issus d’un parcours initial où la réflexion autour de la carrière professionnelle ne prend pas toujours la même forme et n’a pas le même poids que pour nos confrère(sœur)s clinicien(ne)s. Les différents milieux dans lesquels nous évoluons et au sein desquels nous serons amenés, en tant que médecins de santé publique, à exercer nous poussent à nous questionner sur de nombreux aspects de notre carrière et à l’anticiper un tant soit peu. Il ne s’agit pas pour autant de devenir un fin stratège en la matière et de tout planifier en amont, car la santé publique est un domaine parfois imprévisible où les opportunités nécessitent une certaine souplesse, mais de prendre conscience de cette dimension afin d’optimiser son parcours et d’éviter certains écueils. Nous espérons que le programme de ce CliSPro répondra à certaines de vos attentes en la matière !

 

Mise en œuvre de la R3C et vigilance

 

On l’a dit, et on le redit, cette année aura été l’année de toutes les attentions vis à vis de la réforme du 3e cycle des études médicales. Mainte fois reportée, et toujours contestée, cette réforme entrera bien en application à la rentrée 2017. Malgré nos efforts et les avancées théoriques obtenues, en matière d’accompagnement de l’interne et de formation, nous restons préoccupés par sa mise en œuvre effective dans les subdivisions et les conséquences réelles que cette réforme aura sur votre formation. En effet, si les textes officiels, dont notre maquette, vont dans le sens de l’évolution de notre spécialité avec une ouverture sur de nombreux domaines et la reconnaissance de notre niveau d’excellence, nous veillerons à ce qu’en pratique cela n’engendre pas de difficultés pour les internes. Que ce soit des difficultés liées aux interprétations locales de la réforme, aux agréments et choix des terrains de stage, à l’offre de formation locale et nationale, à la validation des phases ou encore à l’accès et à la réalisation des FST, de l’option « administration de la santé » ou encore des diplômes complémentaires (M1 et M2, D.U, etc.), le CliSP restera vigilant et sera attentif aux informations qui nous parviendront. Il nous paraîtrait inadmissible qu’une réforme sensée apporter une amélioration de notre formation s’avère être délétère pour des internes de santé publique. En ce sens, nous avons besoin de vous pour nous tenir informé de votre réalité et des difficultés potentielles qui pourraient survenir dans ce cadre !

 

Nouvelle équipe gouvernementale : la santé publique « en marche » ?

 

« La santé publique, c’est politique ! ». Voici une phrase entendue au SANFI 2017 de Nantes qui résonne pour beaucoup d’entre nous, surtout en cette période de changement de l’équipe gouvernementale. Si nous avons évité « le pire », nous ne sommes sans doute pas au bout de nos peines en terme de santé, notamment en matière d’impact des politiques promises sur les différents déterminants de la santé et de creusement des inégalités sociales de santé. La santé aura été en bonne place des débats qui ont rythmé cette présidentielle et certains acteurs de santé publique ont saisis l’occasion pour faire entendre leur voix (positions de la FNES et de la SFSP, entres autres). Quel que soit, ou sera, notre lieu d’exercice et nos missions, le politique aura toujours un impact, direct ou indirect, sur les sujets que nous aurons à traiter. Il faut à l’inverse que nous aussi ayons une influence sur ce politique, quelle que soit l’échelle, pour assurer notre mission principale qui est de garantir et protéger la santé des populations, dans toutes ses nombreuses dimensions.

 

Je termine donc ce dernier édito par cette note politique, et aussi artistique (cf. plus bas), puisque qu’il faut saisir les occasions de ce genre quand elles se présentent.

 

Soyez passionnés ! Soyez engagés ! Soyez excellents, car le job le nécessite !

 

Bon CliSPro et surtout bonne continuation (et vive le CliSP) !


Laetitia Satilmis, présidente du CliSP 2016-2017